Date de la dernière mise à jour : 26 juin 2026.
La répartition spatiale des concentrations de PM2,5 en métropole
Les particules dans l’air font l’objet d’une préoccupation importante du fait de leur impact sanitaire.
Avant 2008, la surveillance et la réglementation portaient avant tout sur les PM10. Depuis 2008, la réglementation européenne concerne également les particules fines - PM2,5 ; le nombre de stations mesurant ces dernières a ainsi fortement augmenté depuis 2009.
Les PM2,5 proviennent en grande partie du secteur résidentiel et tertiaire (chauffage au bois notamment).
Les concentrations annuelles en PM2,5 les plus fortes sont observées sur la plupart des grandes métropoles. Elles affectent également des étendues plus importantes dans certaines régions fortement industrialisées et avec un trafic intense : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Hauts-de-France, Île-de-France, Normandie, Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Les concentrations des PM2,5 ont souvent la même répartition spatiale que les PM10 dont elles partagent en grande partie les mêmes sources d’émissions hormis des contributions naturelles telles que les poussières désertiques souvent beaucoup plus importantes pour les PM10 que pour les PM2,5.
Tout comme pour les PM10, les périodes propices à la hausse des concentrations de PM2,5 sont l’hiver et le début du printemps. Les situations météorologiques favorisant l’accumulation des particules près du sol sont souvent reliées à des conditions météorologiques anticycloniques. En hiver, les températures basses engendrent une augmentation des émissions de particules et de leurs précurseurs, notamment à cause de l’utilisation du bois pour se chauffer, du trafic automobile et des activités industrielles. En fin d’hiver et au début du printemps, les émissions des activités agricoles jouent un rôle important dans la formation de particules. Elles s’ajoutent et interagissent avec celles du trafic routier, de l’industrie et, selon les conditions, du chauffage résidentiel.
Les concentrations moyennes annuelles de fond en PM2,5 dans l’Hexagone, de 2020 à 2024
Notes : norme réglementaire annuelle pour la protection de la santé à long terme : 25 µg/m3 en moyenne annuelle ; cette carte résulte de la combinaison de résultats de simulation de modèle de qualité de l’air et d’observations des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) issues de la base de données nationale Geod’air. Elle montre la répartition spatiale en situation de fond des concentrations moyennes annuelles en PM2,5 mais n’est pas suffisamment précise pour faire apparaître des dépassements locaux de la norme réglementaire annuelle pour la protection de la santé à long terme. Des cartes à l’échelle urbaine représentant les situations d’exposition au trafic sont réalisées par les Aasqa dans les grandes agglomérations.
Source : Prev’air. Traitements : Ineris / LCSQA
L’évolution des concentrations de PM2,5
Dans les zones éloignées de toutes sources importantes de pollution en milieu urbain (fond urbain), les concentrations moyennes annuelles en PM2,5 sont en baisse sur la période 2009-2024. Les mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19 ont eu peu d’influence sur les concentrations de PM2,5 en 2020. Cela s’explique par le fait que les particules proviennent essentiellement de sources qui n’étaient pas concernées par ces mesures (chauffage résidentiel, agriculture, poussières naturelles). À proximité du trafic routier, le nombre de stations disponibles n’est pas suffisant pour calculer une moyenne nationale représentative.
En 2024, la concentration moyenne annuelle en PM2,5 en fond urbain est de 8,2 µg/m3.
L’évolution des concentrations moyennes annuelles de particules de diamètre inférieur ou égal à 2,5 µm (PM2,5)
En μg/m3
Notes : la norme réglementaire considérée est la valeur limite annuelle fixée à 25 µg/m3 ; le nombre de stations situées à proximité du trafic routier n'est pas suffisant pour être représentatif d'une moyenne nationale. Ces dernières ne sont donc pas utilisées.
Champ : France entière
Source : Geod'air, septembre 2025. Traitements : Ineris / LCSQA
L’évolution de la situation réglementaire des agglomérations
Depuis 2015, l’ensemble des agglomérations et des stations de mesure respectent la norme réglementaire annuelle européenne pour la protection de la santé à long terme (valeur limite).
La réglementation européenne fixe également un objectif de réduction de l’exposition en fond urbain pour chaque État membre à atteindre à compter de 2020, sur la base d’un indicateur d’exposition moyenne (IEM) pluriannuel. En France, cet indicateur, basé sur les mesures en PM2,5 réalisées dans 49μg/m3agglomérations, devait être au maximum de 14,7 μg/m3 en 2020. Cet objectif est atteint depuis 2014. En 2024, l’IEM est égal à 8,9 μg/m3 et en légère baisse par rapport à 2023.
Pour aller plus loin, en application de la loi no 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, la France a fixé un objectif de réduction de l’IEM à 10 μg/m3 en moyenne pluriannuelle à l’horizon 2030. Cet objectif, atteint en 2020, se base sur la valeur recommandée par l’OMS en 2005 fixée également à 10 μg/m3, mais en moyenne annuelle. Un objectif intermédiaire, atteint en 2019, est également fixé pour 2025 à 11 μg/m3.
L’évolution de l’indicateur d’exposition moyenne aux PM2,5 en fond urbain
En µg/m3
Champ : France entière
Source : Geod'air, septembre 2025. Traitements : Ineris / LCSQA
Données
Données relatives aux concentrations et aux dépassements des seuils réglementaires des polluants de 2000 à 2024.
Les données sont mises à disposition au travers d’un explorateur qui permet notamment de prévisualiser les fichiers de données et de sélectionner le format de téléchargement. Elles sont également disponibles au moyen d’une interface de programmation applicative (API), qui permet d’automatiser les requêtes.
Les indicateurs mis à disposition sont organisés selon le niveau géographique d’agrégation des données : national ou territorial. Ils couvrent au maximum la période 2000-2024 (2007-2024 ou 2009-2024 pour certains indicateurs et polluants). Ils concernent les cinq polluants les mieux suivis de 2000 à 2024 : SO2, NO2, O3, PM10 et PM2,5.
Certains indicateurs permettent d’apprécier l’évolution des niveaux de polluants et d’autres l’évolution du respect de certains seuils réglementaires.
Pour en savoir plus
- Sur les autres polluants, se reporter à cet article : les niveaux de polluants dans l’air (derniers résultats détaillés par polluant)
- Consulter la publication relative au bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2024


