Les prélèvements pour la production et l’alimentation en eau potable représentent 17,6 % du volume total prélevé en 2023 en France métropolitaine.
Ils alimentent les réseaux publics d’adduction en eau potable auxquels sont raccordés les ménages, mais aussi les entreprises ainsi que tous les établissements équipés d’installations sanitaires (écoles, hôpitaux, hôtels, installations sportives, etc.).
En 2023, les prélèvements d’eau douce pour l’alimentation en eau potable en France métropolitaine s’élèvent à 5,1 milliards de m3 (Mdm3), soit un volume légèrement inférieur à celui de 2022 (5,3 Mdm3). Sur le long terme, ces prélèvements ont augmenté entre les années 1950 et la fin des années 1980, à un rythme supérieur à l’accroissement de la population. Relativement stables, aux environs de 6 Mdm3 jusqu’au milieu des années 2000, à l’exception d’un pic à 6,2 Mdm3 enregistré en 2003, année marquée par la canicule, ils tendent depuis à diminuer.
Au début des années 2000, le volume d’eau prélevé annuellement pour l’alimentation en eau potable est d’environ100 m3 par habitant. Il diminue ensuite, notamment à la suite de la canicule de 2003, avec la prise de conscience collective de la nécessité d’une plus grande sobriété, pour s’établir en moyenne aux alentours de 81 m3 par habitant depuis 2015. En 2023, il atteint à 77 m3 par habitant, contre 81 m3 en 2022. Cette baisse résulte de l’effet du recul des prélèvements destinés à cet usage (- 5 %).
es deux tiers des prélèvements proviennent de ressources souterraines. Cette répartition varie selon les territoires. Ainsi, les prélèvements en eaux de surface sont majoritaires pour cet usage en région parisienne, en Bretagne, dans les Pays de la Loire, sur la Côte d’Azur et en Occitanie. Dans ces régions, les nappes phréatiques sont souvent peu abondantes, difficiles d’accès ou exposées à des risques de pollution
Volume d’eau potable prélevé, par habitant et par département en 2023
Lecture : les prélèvements pour l’alimentation en eau potable sont inférieurs à 70 m3 par habitant, pour le département du Loiret en 2023.
Note : la consommation moyenne est de 77 m3 par habitant en métropole et de 78 m3 par habitant en incluant les DROM.
Champ : France.
Sources : Banque nationale des prélèvements en eaux (BNPE), OFB. Recensement de la population 2023, Insee.
Traitements : SDES, 2026.
Le niveau des prélèvements destinés à l’alimentation d’eau potable dépend principalement de la taille de la population résidente. Toutefois, de nombreux autres facteurs interviennent, notamment ceux liés à la gestion et à l’interconnexion des réseaux de distribution.
Les prélèvements d’eau douce destinés à l’alimentation en eau potable ne sont pas toujours réalisés au sein de l’unité de distribution (UDI) desservie. Il n’est pas rare que l’eau destinée à la potabilisation provienne d’un autre sous-bassin ou d’un autre département, selon l’organisation des réseaux et des ressources disponibles. Ainsi, de nombreux captages dans l’Yonne alimentent l’Île-de-France via de grands réseaux interconnectés, comme ceux d’Eau de Paris. Ces interconnexions entre territoires rendent parfois moins évident le lien direct entre le lieu de prélèvement et la zone effectivement desservie.
La fréquentation touristique est également susceptible d’affecter le niveau de ce ratio dans certaines zones géographiques, en générant des prélèvements supplémentaires par rapport aux besoins de la population résidente. Cela s’observe particulièrement dans les Alpes-Maritimes, en raison de l’attractivité du littoral, ainsi que dans les Hautes-Alpes, du fait de l’affluence touristique en zone de montagne.
Volume de prélèvements d'eau douce par usage principal et selon le milieu pour la production d'eau potable en 2023
En milliers de m3









