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Les risques naturels en France - État des connaissances en 2025

Environnement
Publié le 12/02/2026
De multiples aléas naturels exposent la France à des événements potentiellement dangereux ou dommageables pour les populations et les activités économiques : inondations, submersions marines, mouvements de terrain, feux de forêt, tempêtes et cyclones, séismes, tsunamis et éruptions volcaniques. Le sentiment d’exposition à ces risques est variable selon les territoires. Des plans de prévention sont mis en place pour réduire la vulnérabilité des personnes et des biens à ces risques. Parmi les 27 États membres de l’Union européenne, la France recense le plus de catastrophes naturelles sur la période 1900-2025.

161 événements naturels très graves depuis 1950 en France

En moyenne chaque année, entre 2001 et 2024, quatre événements naturels très graves (au moins 10 morts ou 30 M€ de dommages matériels) se sont produits, contre seulement un entre 1950 et 2000. Sur les 161 événements recensés sur l’ensemble de la période, environ deux tiers correspondent à des inondations.


Événements naturels très graves survenus entre 1950 et 2024
En nombre d’événements

© SDES

Note : événements ayant fait plus de 10 morts ou plus de 30 M€ courants de dommages matériels.
Champ : France.
Sources : CCR, 2025 ; ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, 2025

Près d'un français sur quatre exposé au risque d'inondation

Environ 11 millions de logements sont implantés au sein de l’enveloppe approchée du risque d’inondation potentielle par débordement de cours d’eau définie en 2011. Ces logements abritent près de 18 millions de Français (données 2021), sur près de 30 700 communes. Cet aléa, à l’origine de nombreux dégâts et victimes, s’accroît avec l’imperméabilisation des bassins-versants et l’urbanisation dans les zones les plus exposées.

Dans les zones côtières, un peu moins de 1 700 communes sont exposées à l’aléa inondation par submersion marine. Environ 1,5 million de Français (données 2021) résident au sein de l’enveloppe approchée du risque d’inondation potentielle par submersion marine, avec près de 1,3 million de logements concernés.

Des risques naturels terrestres variés

Les risques de mouvements de terrain (hors retrait-gonflement d’argiles) concernent plus de 14 300 communes, soit 41 % des communes françaises. Les effondrements et les glissements de terrain représentent les deux tiers des mouvements de terrain recensés entre 1900 et 2023.


Nombre de mouvements de terrain recensés entre 1900 et 2023
En %

© SDES

Champ : France métropolitaine, mouvements de terrain hors retrait-gonflement des argiles.
Source : BRGM, BDMVT, 2024. Traitements : SDES, 2024


Le risque de retrait-gonflement des argiles concerne une très grande part des communes françaises. Un peu plus de 31 000 communes ont au moins une partie de leur territoire située en zone d’aléa fort et/ou moyen de retrait-gonflement des argiles. 48 % des sols métropolitains sont fortement ou moyennement exposés au risque retrait-gonflement des argiles. Dans ces zones, des dispositions de prévention pour les nouvelles constructions s’imposent réglementairement (article 68 de la loi Elan). Les maisons individuelles y sont particulièrement vulnérables en raison de leurs fondations superficielles. Un peu moins de 10,7 millions de maisons individuelles sont construites dans ces zones d’exposition forte ou moyenne (soit 54 % de l’habitat individuel), dont 53 % ont été bâties après 1970.

9,5 % de la population antillaise est exposée aux tsunamis, soit 39 700 personnes vivant à moins de 500 mètres de la mer dans les secteurs les plus exposés en Guadeloupe et 36 600 en Martinique.

L’exposition à l’aléa sismique recouvre tout le territoire de France métropolitaine et les départements et régions d’outre-mer (DROM). Un peu moins de 3,9 millions de personnes sont exposées à un aléa sismique moyen, principalement dans les régions montagneuses (Alpes, Pyrénées). Les Antilles sont les seuls territoires français situés en zone d’aléa sismique fort. L’ensemble de la population antillaise, soit un peu plus de 745 000 personnes, y est donc potentiellement exposé.

Une conscience forte d'être exposé aux risques cycloniques et sismiques dans les DROM

En France, le sentiment d’exposition aux risques naturels se révèle plus marqué en outre-mer et, plus généralement, dans les territoires ayant déjà été confrontés à des catastrophes. Dans les communes métropolitaines, où existe un risque d’inondation, 64 % de la population n’a pas conscience d’être exposée à un tel risque.


Conscience du risque dans les communes exposées aux risques naturels
En %

© SDES

Lecture : dans les communes ultramarines exposées à un fort risque sismique, 70 % des enquêtés jugent ces risques importants et 14 % ne s’y sentent pas exposés.  
Champ : échantillons représentatifs des populations exposées à ces différents risques.
Source : SDES, enquête sur le sentiment d’exposition aux risques, 2022

Plus de 12 500 communes couvertes par au moins un plan de prévention des risques naturels

Des plans nationaux définissent le cadre d’action, l’orientation et la coordination des politiques de prévention des risques naturels pour réduire la vulnérabilité des personnes et des biens. Ces plans de prévention des risques naturels précisent les zones réglementées et les prescriptions associées à l’échelle territoriale.


État de la couverture en plans de prévention des risques naturels (PPRN) au 3 juin 2024

© SDES

Source : DGPR, Base de données Gaspar, 2024

Un coût des sinistres Cat-Nat de près de 1,7 milliard d'euros en 2024

Entre 1982 et 2024, chaque année, près de 6 000 communes en moyenne font l’objet d’une reconnaissance d’état de catastrophe naturelle. Le coût des différents périls couverts par le régime d’indemnisation de ces catastrophes s’élève à 53,7 milliards d’euros (Md€) sur la période 1982-2024, soit en moyenne 1,28 Md€ par an. Les inondations (51,5 %) et la sécheresse (42,2 %) en représentent les neuf dixièmes.


Évolution de la sinistralité catastrophes naturelles entre 1982 et 2024
En M€2024

© SDES

(p) = provisoire.
Lecture : le pic de 2017 correspond aux ouragans Irma et Maria survenus en septembre.
Note : le coût des sinistres « Cat-Nat » s’entend hors véhicules terrestres à moteur et hors franchise pour l’ensemble du territoire français. Au-delà des deux grandes classes de périls inondations et sécheresse, tous les autres périls (mouvements de terrain, séismes, avalanches, vents cycloniques, etc.) sont regroupés dans la modalité « Autres ». En l’absence de consolidation des exercices récents (péril sécheresse depuis 2015, péril inondation et autres périls depuis 2019), les estimations sur la période 2015-2024 incluent une marge d’incertitude (estimations Caisse centrale de réassurance).
Champ : France.
Source : Caisse centrale de réassurance, 2025

Catastrophes naturelles en Europe

L’Europe recense près de 1 490 catastrophes naturelles survenues entre 1900 et 2025.

Les inondations et les cyclones et tempêtes représentent chacun environ un tiers des événements naturels très graves (catégorie correspondant à au moins une de ces conditions : plus de 9 morts, plus de 99 personnes touchées, déclaration d’état d’urgence ou appel à l’aide international). Les tempêtes concernent principalement les pays à large façade maritime, dont la France et l’Allemagne qui en recensent les deux tiers. Les feux de forêts et les séismes touchent le sud de l’Europe. Les trois quarts des séismes se concentrent en Italie, en Grèce et en Roumanie en raison de la convergence des plaques tectoniques africaine et eurasiatique.


Nombre de catastrophes naturelles survenues en Europe entre 1900 et 2025
En nombre de catastrophes par type

© SDES

Source : EM-DAT, UCLouvain, Brussels, Belgium – www.emdat.be (EM-DAT The International Disaster Database, Centre for research on the epidemiologye of disasters), 2026. Traitements :SDES, 2026

Données

Données des tableaux et graphiques.

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