Matières mobilisées par l'économie française

Environnement
Publié le 08/07/2024
Carrière sur les berges de l'Arve - © Crédits Hugues-Marie Duclos - Terra / MTE
Pour satisfaire la demande en biens et services des agents économiques d'un pays, il est nécessaire d'extraire des ressources naturelles de son territoire, et d'importer/exporter des matières et des biens manufacturés. La France mobilise des ressources biologiques renouvelables (produits issus de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche), des minéraux non métalliques (graviers, sable, …) ou métalliques et des combustibles fossiles (charbon, gaz, fioul). Le suivi de leur stock, de leurs prélèvements et de leur flux permet d’apprécier le niveau des pressions exercées sur ces ressources.
  • Les sites d’extraction de matières minérales et énergétiques en France : près de 3 000 carrières, 123 mines et 64 gisements pétroliers et gaziers en 2023

    Accroche
    Les minerais extraits du sous-sol français sont essentiellement non métalliques et sont composés majoritairement de sables et de graviers. Ces matériaux proviennent de près de 3 000 carrières d’alluvions, de roches calcaires, siliceuses, volcaniques, métamorphiques ou ardoisières et de 123 mines, dont 102 en Guyane. S’y ajoutent 64 gisements pétroliers et gaziers, dont la production représente 1 % de la consommation française. Ces matériaux bruts sont non renouvelables et leur extraction, transformation et transport génèrent des pressions sur l’environnement.
  • L’empreinte matières de la France en 2021 : un indicateur révélant notre consommation réelle de matières premières

    Accroche
    À l’instar d’autres empreintes comme l’empreinte carbone, l’empreinte matières est un indicateur qui permet de rendre compte de l’ensemble des matières premières mobilisées pour satisfaire la consommation finale d’un pays. Elle reflète l’impact de la demande intérieure de la France sur l’utilisation des ressources, aussi bien celles qui sont extraites du territoire national que celles mobilisées directement et indirectement hors de nos frontières pour produire et transporter les produits importés. Elle est estimée à 14,0 tonnes par habitant en France en 2021, légèrement en-dessous de la moyenne européenne (14,8 t/hab.). Entre 2008 et 2021, l’empreinte matières de la France a diminué de 17 %.
  • Consommation de matières et empreinte matières - Synthèse des connaissances en 2023

    Accroche
    En 2021, la consommation intérieure apparente de matières de la France, à savoir l’extraction intérieure de matières augmentée des importations et diminuée des exportations, s’élève à 792 millions de tonnes,
    soit 11,6 tonnes par habitant (t/hab.). En 2021, la moyenne européenne était de 14,4 t/hab. Constituée pour moitié de matériaux de construction, la consommation française de matières a fortement baissé entre 2007 et 2014, avant de se stabiliser.
  • Les matières mobilisées par l’économie française en 2020

    Accroche
    La demande de biens et services sur le territoire national impose d’extraire des matières premières du territoire et d’importer des matières premières ainsi que des biens manufacturés. Ces flux, desquels sont déduits les exportations, constituent la consommation intérieure de matières.
    En 2020, année particulière liée à la crise sanitaire, la consommation intérieure apparente de matières s’élève à 693 millions de tonnes, en baisse de 10 % par rapport à 2019. Plus de 50 % de cette consommation est composée de matériaux de construction (graviers et sables, granulats) nécessaires à la réalisation des infrastructures de transport et des bâtiments. Stable autour de 12 tonnes par habitant au début de la décennie 2010, la consommation intérieure de matières baisse légèrement pour s’établir à 11,6 t/hab entre 2017 et 2019. En 2020, elle chute à 10,3 t/hab en raison du ralentissement exceptionnel de l’économie suite au Covid-19. En 2020, la moyenne européenne est de 13,4 t/hab.
  • La consommation intérieure de matières des pays de l'Union européenne, de 2000 à 2019

    Accroche
    Depuis 10 ans, la consommation intérieure de matières des pays européens s’établit autour de 13 tonnes par habitant en moyenne, avec une forte variabilité selon les pays. Alors que la consommation de matières des pays de l’Union européenne à 15 a nettement diminué depuis la crise financière de 2008, traduisant notamment la croissance plus modérée du secteur de la construction, celle des pays d’Europe centrale et orientale s’accroît de façon continue. Les caractéristiques des pays, comme leur histoire, leur densité de population et leurs ressources naturelles, influent sur le niveau et la composition de leur consommation de matières, ainsi que sur leur dépendance aux importations.

  • Le cycle des matières dans l’économie française - Édition 2013

    Accroche
    Cette publication fournit un état des lieux sur les moyens d’une utilisation plus efficiente des ressources matérielles de la France : amélioration de la productivité matières, seconde vie des produits, réduction des pertes, du gaspillage et des déchets ultimes, régénération de certaines matières de stocks, substitution d’une matière par une autre mais aussi réduction de sa dépendance aux importations et amélioration de sa sécurité d’approvisionnement et de sa balance commerciale.
    Elle contribue ainsi au suivi d’une évolution vers une économie davantage circulaire.
    Cette synthèse des principales données produites par le SDES ou collectées auprès de sources diverses, vise à renseigner un large public.
  • Comptabilité des flux de matières dans les régions et les départements - Guide méthodologique

    Accroche
    Les territoires sont traversés de flux de matières qui sont aujourd’hui mal connus. Combien de tonnes de matières de toutes natures sont extraites du sol d’un département, d’une région ? Combien sont importées, exportées ? Quel est le tonnage de matériaux de construction qui y est consommé ? Quelle quantité de déchets du bâtiment et des travaux publics y est produite ? Quelle est la consommation de matières alimentaires ? Quels gisements de ressources pourrait-on y identifier ?
    Face à ces questions pour la plupart sans réponse, une approche quantitative des flux de matières – i.e. une comptabilité matérielle – apparaît ainsi comme une nécessité dans le contexte de la finitude des ressources. Alors que cette comptabilité est bien établie à l’échelle nationale et fait l’objet d’un rapportage international, très peu de territoires infranationaux ont fait l’objet de bilans de matières.
  • La face cachée des matières mobilisées par l’économie française

    Accroche
    Le besoin en matières de l’économie française qui est de 15 t/hab. en 2010, s’élève à 22 t/hab. en équivalent matières premières (y compris les ressources utilisées à l’étranger pour les importations) et à 40 t/hab. au moins en tenant compte des mouvements de matières inutilisées (terres excavées lors des travaux de construction, érosion). Ainsi, pour une voiture, dont la fabrication comporte un grand nombre d’étapes, l’ensemble des matières premières extraites représente 7 à 10 fois son poids. Sur l’ensemble de la consommation française, environ 35 % des matières premières mobilisées pour la satisfaire le sont à l’étranger.