Mesures de protection

Environnement
Publié le 27/09/2018
Plage sur le site de Gâvres Quiberon
© Terra/Laurent Mignaux
Afin d'enrayer l'érosion de la biodiversité, des mesures de protection, complémentaires des mesures dites intégrées (réduction des pollutions et des pressions, information et sensibilisation du public) ont été mises en place sur le territoire. La gestion et la conservation des milieux naturels, de la flore et de la faune reposent sur une gamme d’outils variés quant à leurs objectifs et leurs modalités de mise en œuvre. Trois grands types de préservation de l’espace ont été mis en place sur le territoire : protection réglementaire, politique de maîtrise foncière, gestion contractuelle. Ces différentes approches complémentaires visent à apporter une réponse la plus adaptée possible à la diversité des enjeux et des problématiques rencontrées sur le terrain.
  • Les communes abritant des espaces naturels protégés

    Accroche
    Les sites naturels protégés – parcs nationaux, réserves naturelles, réseau Natura 2000, parcs naturels régionaux, etc. – hébergent une biodiversité riche et sont reconnus par la société comme des espaces aux forts enjeux de préservation des paysages, de la faune et de la flore. Une commune française sur deux abrite sur son territoire au moins un espace protégé ; un Français sur deux réside dans ces communes. Ces dernières accueillent les trois quarts de la capacité touristique métropolitaine. Le littoral et les zones de montagne sont particulièrement concernés.
  • Les parcs naturels régionaux : chiffres clés

    Accroche
    Les parcs naturels régionaux (PNR), qui couvrent un huitième du territoire, sont des espaces habités à dominante rurale, singuliers et fragiles, forts d’une identité marquée par la richesse de leurs patrimoines naturel, paysager et culturel. Depuis plus de quarante ans, ils constituent des outils originaux d’aménagement du territoire et de développement durable. 
    Les 24 fiches regroupées dans ce dossier explorent des thèmes aussi variés que la démographie, l’urbanisme, les espaces naturels, l’agriculture et les activités économiques. Elles mettent en exergue les points communs à l’ensemble des PNR qui les distinguent du reste du territoire français, au-delà de la forte hétérogénéité du réseau et des spécificités propres à chacun d’eux. Le caractère rural et souvent montagnard des PNR  explique fréquemment, mais pas toujours, les différences constatées entre les parcs et le reste du pays.
  • Forêts et prairies abondent dans le réseau Natura 2000

    Accroche
    Le réseau Natura 2000 français est implanté surtout en milieu rural. La part des espaces boisés et des prairies permanentes y est en moyenne plus élevée que sur le reste du territoire, les productions ovines y sont davantage développées. D’importants contrastes régionaux sont perceptibles, reflétant en partie les spécificités naturelles et agro-forestières variées des régions. Le réseau est proportionnellement plus étendu dans le Midi, en montagne et sur le littoral.
  • La situation s’améliore pour une majorité d’oiseaux bénéficiant de mesures de protection, à la différence des espèces communes

    Accroche
    Les oiseaux utilisent une grande variété d’habitats naturels et sont directement affectés par les perturbations des écosystèmes. Les effectifs d’un grand nombre d’espèces ont décliné tout au long du XXe siècle ; plus du quart de celles nichant en France métropolitaine sont actuellement considérées comme menacées. À partir de la fin des années 1980, les effectifs de certaines espèces bénéficiant de mesures de conservation et de protection se sont améliorés. À l’inverse, un grand nombre d’espèces dites « communes » continuent de régresser.
  • Changements modérés de l'occupation des sols dans les espaces naturels protégés

    Accroche
    L’analyse des modifications d’occupation du sol permet une première approche des évolutions des paysages et milieux à l’intérieur et autour des espaces protégés. Ces espaces ne se sont pas ou peu artificialisés entre 1990 et 2000. Leurs alentours ont globalement connu une artificialisation d’ampleur identique ou supérieure à celle observée en métropole. Le contraste est très marqué sur le littoral. Les prairies reculent même dans les espaces protégés. Au-delà des tendances générales, la situation de chaque espace dépend de son niveau de protection, du contexte régional et de sa spécificité.