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Opinions des Français sur l’environnement en 2025

Environnement
Publié le 23/03/2026
Afin de suivre l’appropriation des enjeux environnementaux par les Français, le SDES dispose de deux baromètres d’opinion. Ces dispositifs d’enquête permettent de quantifier le niveau de sensibilité environnementale des Français et d’observer l’évolution de leurs préoccupations ainsi que de leurs attentes. Les derniers résultats montrent que la pollution des milieux aquatiques inquiète de plus en plus les Français, le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles restant les préoccupations principales des Français. Soucieux à l’égard des impacts de la pollution sur leur santé, les enquêtés souhaiteraient disposer de plus d’informations sur ce sujet. Jugeant que c’est d’abord aux pouvoirs publics d’agir, ils restent relativement peu disposés à transformer leurs modes de vie pour protéger l’environnement.

Les Français inquiets face aux conséquences du changement climatique

En 2025, la hiérarchie des préoccupations environnementales des Français reste largement dominée par la question du changement climatique, qu’il s’agisse du réchauffement de la planète en général ou de ses conséquences tangibles en termes de catastrophes naturelles.

Alors que la pollution de l’air était la principale préoccupation environnementale en 2010, elle a depuis régressé en troisième position (- 11 points entre 2016 et 2025), derrière le réchauffement de la planète, les catastrophes naturelles et la pollution des milieux aquatiques. Ce dernier sujet a notablement progressé en 2025 (+ 5 points) et atteint son plus haut niveau depuis 2011. Cette hausse s’explique probablement par l’émergence récente de savoirs localisés relatifs aux pollutions induites par les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) dans de nombreuses ressources en eau.

À l’inverse, la prépondérance du changement climatique s’atténue pour la troisième année consécutive (- 15 points entre 2022 et 2025). Cette baisse s’explique en partie par la progression des inquiétudes à l’égard des catastrophes naturelles durant la même période (+ 7 points). Fréquemment perçus comme les conséquences concrètes des changements climatiques, les épisodes météorologiques extrêmes ont toutefois été un peu moins cités en 2025. Cela fait probablement écho au fait que le nombre d’arrêtés de reconnaissance de l’état de catastrophes naturelles se révèle quatre fois inférieur en 2025 à celui observé en 2024 et six fois inférieur à celui de 2023.

Si la « disparition de certaines espèces végétales ou animales » est peu citée par les Français comme principale préoccupation en matière d’environnement (10 %), elle est en revanche assez régulièrement évoquée en second choix (16 %). Enfin, l’augmentation des déchets ménagers et la question des nuisances sonores sont rarement choisies comme principale préoccupation.


Évolution des préoccupations environnementales des Français
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© SDES

Note : la question posée était : « Parmi les problèmes suivants liés à la dégradation de l’environnement, quels sont les deux qui vous paraissent les plus préoccupants ? ». Le graphique présente exclusivement le premier choix des enquêtés.
Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2008-2025


Les enquêtés les plus diplômés se distinguent de ceux qui ne le sont pas ou peu s’agissant de l’intérêt qu’ils accordent à certains sujets : ils citent deux fois plus fréquemment la pollution des milieux aquatiques comme étant leur principale préoccupation environnementale (20 %), alors que les moins diplômés évoquent deux fois plus qu’eux les catastrophes naturelles (30 %). Cette distinction s’observe dans une moindre mesure concernant la pollution de l’air (davantage choisie par les enquêtés ayant un faible niveau d’études) ou la biodiversité (privilégiée par les diplômés du supérieur).

La question de la disparition de certaines espèces végétales ou animales préoccupe également les plus jeunes : 32 % des moins de 40 ans l’évoquent en premier ou second choix, soit deux fois plus que les enquêtés âgés de 70 ans et plus.

La préoccupation à l’égard des catastrophes naturelles se révèle moins marquée dans les grandes agglomérations (33 %) que dans le reste du territoire (40 %). Les habitants de la région parisienne s’inquiètent plus fréquemment de la pollution atmosphérique (33 % contre 26 % en milieu rural). Enfin, les ouvriers se révèlent bien moins préoccupés (39 %) que les cadres supérieurs (56 %) par le changement climatique.


Les préoccupations environnementales des Français en 2025
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© SDES

Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2025

Au quotidien, la qualité de l’air pose problème

Interrogés sur différentes situations susceptibles de causer des désagréments sur leur lieu de vie, plus d’un Français sur quatre ne déclare aucun problème en 2025.

Le manque de transports en commun, la pollution de l’air et le bruit sont les problèmes de proximité les plus fréquemment évoqués en premier. Les risques naturels sont un peu moins souvent mentionnés en premier choix (12 %) mais sont à un niveau comparable aux nuisances sonores si l’on cumule les deux principaux motifs de désagréments (22 %). En revanche, les problèmes liés aux risques technologiques suscitent moins d’inquiétude ou de mécontentement de la part des enquêtés (6 %).


Désagréments perçus à l’échelle du lieu de vie en 2025
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2025

Évolution des préoccupations de proximité depuis 2010

À l’exception de la question de la pollution de l’air qui a connu d’importantes fluctuations, le niveau général des problèmes évoqués par les Français à l’échelle de leur quartier est resté relativement stable entre 2010 et 2019. En raison des périodes de confinement sanitaire de l’année 2020, certaines inflexions sont toutefois apparues. Amenés à passer plus de temps chez eux, les enquêtés évoquaient moins le manque de transports en commun et déclaraient plus fréquemment ne subir aucun désagrément près de leur domicile. Au cours des années suivantes, la part des enquêtés déclarant ne subir aucun désagrément est revenue à son niveau moyen antérieur. Concernant les transports en commun, un rebond a aussi été observé mais cette modalité est à nouveau en baisse en 2025.  

Alors qu’entre 2021 et 2023, les problèmes liés aux risques naturels avaient notablement progressé tandis que ceux liés à la pollution de l’air continuaient de baisser, ces tendances se sont légèrement inversées depuis 2024. En revanche, les nuisances sonores ont eu tendance à baisser, même si une légère reprise est observée en 2025. En baisse de deux points, la question de la dégradation de l’environnement de proximité (au sens où il est perçu comme « mal entretenu » ou souffrant d’un « manque de propreté ») avait atteint en 2024 son plus haut niveau en 15 ans.

De façon générale, quelles que soient les années, les problèmes liés au bruit, à la pollution atmosphérique et à la détérioration du cadre de vie sont essentiellement cités par les enquêtés résidant dans les grandes métropoles urbaines. Inversement, le manque de transports en commun et les risques naturels sont principalement des problèmes évoqués dans les territoires ruraux. Les inquiétudes à l’égard des risques naturels et technologiques se révèlent a contrario faibles dans l’agglomération parisienne. Enfin, une très grande majorité des Français âgés de 70 ans et plus considèrent qu’ils ne sont pas concernés par ces différents problèmes à l’échelle de leur quartier.  


Évolution des problèmes environnementaux de proximité entre 2010 et 2025
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2010-2025

Les vagues de chaleur : un risque bien identifié

Depuis 2023, une nouvelle question est posée afin d’identifier quels risques naturels concernent le plus les Français là où ils habitent. La succession de canicules et d’épisodes de sécheresse au cours des dernières années explique très probablement le fait que les répondants citent en premier les vagues de chaleur.

Les chaleurs estivales en 2024 et 2025 ayant toutefois été moins marquées qu’en 2023, la part des enquêtés évoquant les vagues de chaleur a baissé, de même que la proportion de Français se sentant exposés à des phénomènes météorologiques extrêmes (- 4 points entre 2023 et 2025). En 2024, l’enquête ayant eu lieu quelques semaines après un violent épisode cévenol, les inondations avaient notablement progressé. L’année 2025 a été plus clémente en matière de crue et cette modalité a retrouvé son niveau antérieur. Les feux de forêts, les mouvements de terrain et les séismes restent peu cités par les enquêtés. Enfin, 25 % des personnes interrogées ne s’estiment pas exposées à des risques naturels là où elles résident, en progression de 6 points par rapport à 2023.


Nature des risques naturels à proximité du domicile
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2023-2025


Le lieu de résidence est logiquement le facteur qui influe le plus sur les réponses données. Les épisodes météorologiques extrêmes semblent ainsi davantage inquiéter les enquêtés vivant hors des agglomérations (24 %, soit deux fois plus que dans l’agglomération parisienne). A contrario, les vagues de chaleur sont plus citées dans les grandes agglomérations (40 %) que dans les communes moins denses (23 %). Par ailleurs, les enquêtés les moins diplômés répondent plus fréquemment que les diplômés de l’enseignement supérieur qu’ils ne sont pas concernés par ces risques là où ils habitent (31 %, contre 20 %).

Le sentiment de dégradation de la nature s’atténue

Alors que plus de la moitié des Français estimaient en 2023 que l’état de la nature s’était dégradé au cours des dernières années près de chez eux, ce jugement semble désormais moins partagé (45 %, soit une baisse de sept points en deux ans).

La part des enquêtés estimant que la situation s’est améliorée reste toutefois faible (8 %), et toujours inférieure à celle des personnes qui considèrent que l’état de la nature s’est beaucoup dégradé (12 %).  


Perception de l’état de la nature près de chez soi
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2023-2025

 

Les personnes vivant en milieu rural portent plus fréquemment un regard négatif sur l’évolution de l’état de la nature (46 %) que celles résidant dans l’agglomération parisienne (35 %).

Comparés au reste de la population, les enquêtés âgés de 60 à 69 ans semblent moins convaincus de la dégradation de la situation près de chez eux. 11 % d’entre eux jugent même que la nature va plutôt mieux depuis quelques années.

De fortes attentes à l’égard des pouvoirs publics

Interrogés pour savoir qui devrait agir en priorité pour la protection de l’environnement, une moitié des Français cite les pouvoirs publics, une proportion assez stable au cours du temps.

Alors que la proportion des enquêtés jugeant que c’est aux ménages de s’engager prioritairement sur ce sujet avait connu une augmentation de six points entre 2018 et 2020, cette opinion semble moins partagée depuis cinq ans, même si elle connaît un léger rebond (17 %) en 2025.

Nettement plus élevée (26 %), la part des Français considérant que ce serait plutôt aux entreprises de prendre leur responsabilité en matière de protection de l’environnement reste stable.

Les personnes interrogées dans les grandes agglomérations estiment un peu plus fréquemment que ceux vivant en milieu rural que c’est aux pouvoirs publics d’agir en priorité (58 % contre 50 %).

L’âge des enquêtés influe également sur ce sujet : 19 % des enquêtés âgés de 60 ans et plus considèrent ainsi que c’est aux ménages d’agir en priorité, contre 14 % des moins de 40 ans. Inversement, 28 % des enquêtés les plus jeunes pointent la responsabilité des entreprises, soit 4 points de plus que les Français les plus âgés.


Responsabilité et engagement des acteurs sociaux entre 2012 et 2025
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2012-2025

L’eau, le climat et les risques naturels au cœur des attentes

En relation avec leur principale préoccupation environnementale, une large partie des Français estime en 2025 que la lutte contre le changement climatique et contre la pollution des milieux aquatiques sont les actions prioritaires que l’État doit mener dans le domaine de la protection de l’environnement. En cumulant les deux réponses données à cette question, la pollution de l’eau, des rivières et des lacs s’impose comme la principale attente des citoyens à l’égard des pouvoirs publics (+ 7 points entre 2024 et 2025).

En tête des priorités, les enquêtés citent également la prévention des risques naturels, le recours à des technologies respectueuses de l’environnement et la sauvegarde des espèces végétales ou animales. Ces sujets devancent assez nettement la réduction de la pollution atmosphérique et la gestion des déchets ménagers, perçus comme des politiques moins prioritaires. Comme en 2024, la protection des paysages, la lutte contre les risques de l’industrie nucléaire et la lutte contre le bruit suscitent peu d’attentes de la part des Français.


Les attentes en matière d’action publique environnementale en 2025
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Source : Sciences Po - SDES, baromètre Écologie Environnement du panel Elipss, octobre 2025


Des écarts notables s’observent sur ce sujet selon l’âge ou le niveau de diplôme. Par exemple, les enquêtés de 35 ans et moins se distinguent de leurs aînés en donnant la priorité au changement climatique (33 % contre 21 %), tandis que les enquêtés de plus de 65 ans mentionnent plus la prévention des risques naturels que ceux âgés de 35 ans ou moins (19 % contre 6 %). Chez les enquêtés âgés de 36 à 45 ans, les enjeux de biodiversité sont par ailleurs quatre fois plus cités que chez les plus de 75 ans. Contrairement à ce qui est observé dans les autres tranches d’âge, la pollution des milieux aquatiques est en tête des attentes chez les 36-65 ans (25 %).

De la même manière, les diplômés de l’enseignement supérieur répondent assez différemment des enquêtés n’ayant pas de diplôme. Contrairement à ces derniers, ils privilégient la question climatique (35 % contre 12 %) et accordent un moindre intérêt à la pollution de l’eau (19 % contre 25 %) et à la protection de la biodiversité (10 % contre 16 %).

Le niveau de vie et la catégorie socioprofessionnelle des Français influent également sur les réponses données. La prévention des risques naturels est ainsi jugée prioritaire par 14 % des enquêtés au niveau de vie le plus élevé, soit 8 points de plus que les enquêtés dont le niveau de vie est le plus faible. En revanche, les plus modestes se distinguent des plus aisés en évoquant trois fois plus la réduction de la pollution de l’air.

De manière similaire, des différences significatives apparaissent entre les cols blancs et les cols bleus : les cadres et professions intellectuelles citent deux fois plus fréquemment la lutte contre le changement climatique que les ouvriers. À l’inverse, ces derniers citent six fois plus fréquemment la maîtrise des risques nucléaires.

Certaines disparités sont également constatées en fonction du genre ou du lieu de résidence. En milieu rural, par exemple, les enquêtés ont davantage tendance à évoquer le recours à des technologies respectueuses de l’environnement (16 % contre 8 % dans l’agglomération parisienne). De même, les hommes expriment davantage d’attentes en la matière (15 %, soit 5 points de plus que les femmes).

Santé-Environnement : les Français en attente d’informations

En 2025, les Français souhaitent principalement être mieux informés sur les conséquences sanitaires des pollutions auxquelles ils pourraient être exposés. Cet enjeu progresse de 5 points par rapport à 2024, confirmant les fortes attentes de la population en la matière.

En retrait de 4 points par rapport à l’année précédente, 15 % des enquêtés aspirent à en savoir davantage sur les actions les plus efficaces pour protéger l’environnement. Afin de pouvoir anticiper les problèmes environnementaux à venir, 12 % des personnes interrogées aimeraient disposer d’informations complémentaires sur les catastrophes qui pourraient advenir et 11 % sur les mesures prises pour en limiter les conséquences. Par ailleurs, 10 % des Français voudraient en savoir davantage sur l’épuisement des ressources naturelles et les impacts que cela pourrait avoir pour les activités humaines. De manière plus immédiate, 12 % des enquêtés attendent d’être plus informés sur l’état de leur environnement de proximité.

Enfin, la part des Français n’exprimant pas d’attentes supplémentaires en matière d’information environnementale reste faible (11 %) mais progresse de 3 points en un an.


Attentes en matière d’information environnementale
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© SDES

Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2023-2025


Si les ouvriers semblent plus fréquemment se soucier des catastrophes qui pourraient survenir, les cadres supérieurs s’intéressent plus aux mesures mises en œuvre pour protéger les populations face aux conséquences du changement climatique. Les enquêtés ayant un faible niveau d’études souhaitent davantage disposer d’informations concernant les impacts sanitaires des pollutions, alors que les diplômés de l’enseignement supérieur se montrent plutôt demandeurs d’informations pour mieux agir. C’est également le cas des femmes, tandis que les hommes ont plutôt tendance à s’interroger sur l’état de l’environnement près de chez eux.

Une sensibilité environnementale élevée mais variable

Pour tenter de quantifier l’évolution de la relation que les Français entretiennent avec les questions environnementales, il est demandé aux enquêtés d’indiquer au travers d’une note leur degré de sensibilité aux problèmes d’environnement.

Sur une échelle de 1 à 7, la note moyenne de sensibilité environnementale est de 5,6 en 2025, tout comme l’année précédente. Seuls 2 % des enquêtés donnent une note comprise entre 1 et 3. Les notes 4 ou 5 sont données par 45 % des enquêtés. Enfin, 53 % des Français se déclarent très sensibles aux enjeux environnementaux, en choisissant les notes maximales 6 ou 7.


Niveau de sensibilité environnementale en 2025 selon l’âge, la catégorie socioprofessionnelle et le niveau de vie
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© SDES

Source : Sciences Po - SDES, baromètre Écologie Environnement du panel Elipss, octobre 2025


L’âge des enquêtés influe en partie sur la sensibilité déclarée des Français à l’égard des enjeux environnementaux. Les plus jeunes semblent en effet y être moins sensibles que leurs aînés. Ce phénomène s’observe notamment chez les moins de 35 ans : seuls 38 % d’entre eux attribuent ainsi les notes maximales de sensibilité (6 ou 7), contre 67 % chez les plus de 65 ans. Ce résultat mérite toutefois d’être relativisé. En effet, d’autres questions issues de ce baromètre montrent que les jeunes sont plus inquiets que le reste de la population à l’égard du changement climatique (47 % des 18-25 se déclarent « très » ou « extrêmement préoccupés », contre 41 % de leurs aînés) ou de l’érosion de la biodiversité (47 % contre 35 %).

Le niveau maximal de sensibilité environnementale (6 ou 7) s’avère par ailleurs plus élevé chez les cadres et professions intellectuelles (59 %) et chez les enquêtés disposant du meilleur niveau de vie par unité de consommation (62 %).

Méthodologie

Les données présentées s’appuient sur deux enquêtes menées par le service statistique (SDES) du pôle ministériel :

  • la plateforme Environnement est un dispositif de suivi barométrique initié par le SDES en 2008. Adossée à l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l’Insee (dispositif Camme), cette plateforme comprend une série de 20 questions posées chaque année (au mois de novembre) à un échantillon de 1 800 individus environ, représentatif de la population résidant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus. Les questions visent à suivre l’évolution des préoccupations et des pratiques environnementales dans la société française.
  • le baromètre Écologie Environnement est un outil de suivi longitudinal des préoccupations et pratiques environnementales des Français. Il est piloté par le Centre des données socio-politiques (CDSP) de Sciences Po. Les données sont collectées sur Internet dans le cadre du panel Elipss, auprès d’un échantillon représentatif de 1 800 personnes de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine. Ce nouveau dispositif succède depuis 2024 au baromètre bisannuel que le Crédoc réalisait précédemment à la demande du SDES.

Par nature, les opinions et pratiques recueillies dans le cadre de cette enquête s’inscrivent dans un registre déclaratif. Elles sont donc susceptibles d’être surévaluées par rapport aux pratiques effectives des ménages, compte tenu du mécanisme dit de « désirabilité sociale » fréquemment observé dans les enquêtes d’opinions centrées sur des sujets comme l’environnement, pour lesquels il existe souvent une adhésion consensuelle. L’individu interrogé tend ainsi à répondre en adéquation avec ce qu’il juge être une valeur ou une attitude socialement valorisée.

Pour cette raison, plus que les niveaux, ce sont les évolutions des réponses au fil du temps ou les disparités entre catégories qui sont les plus riches d’enseignements. Des modifications ayant été apportées au questionnaire au fil du temps pour améliorer les connaissances sur ces sujets, la profondeur temporelle des analyses varie selon les items.

Auteur : Éric PAUTARD, SDES

Données

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