Pollution de l'air

Environnement
Publié le 01/10/2018
Mesure de la qualité de l'air - © © Terra/Laurent Mignaux
La pollution de l’air se caractérise par la présence dans l’air de gaz et de particules ayant des effets néfastes sur la santé humaine et sur l’environnement. Ces polluants résultent soit des activités humaines comme l’agriculture, l’industrie, les transports ou le chauffage résidentiel, soit de phénomènes naturels tels que les irruptions volcaniques, les feux de forêt, les embruns marins ou les brumes de sable. Le dispositif de surveillance de la qualité de l’air réparti sur le territoire et le suivi des émissions polluantes avec les inventaires nationaux permettent de suivre son évolution.
  • Bilan de la qualité de l'air extérieur en France en 2020

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    Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2020 confirme que la qualité de l’air s’améliore en lien avec la réduction des émissions de polluants. Cela fait suite à la mise en oeuvre depuis plusieurs années de stratégies et plans d’action dans différents secteurs d’activité. Les confinements mis en place pour faire face à la pandémie de Covid-19 ont amplifié ces progrès en 2020. Toutefois, des dépassements de seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé humaine persistent, en particulier pour l’ozone. Pour les autres polluants, ces dépassements sont moins nombreux que par le passé et touchent moins de zones.

  • Pollution à l’ozone : une situation encore préoccupante malgré des progrès

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    En France, l’ozone est le seul polluant atmosphérique dont les teneurs moyennes annuelles ont augmenté au cours des deux dernières décennies. Ce constat est d'autant plus préoccupant que les niveaux de concentrations mesurés sont suffisants pour affecter la santé, la végétation et le rendement des cultures. L’ozone résulte de réactions complexes entre des polluants déjà présents dans l’atmosphère sous l’action des rayonnements ultraviolets. La réduction des rejets de ces polluants, résultat des stratégies et plans d’action mis en œuvre depuis plusieurs années, a toutefois permis de diminuer l’intensité des pics d’ozone sur une partie du territoire malgré des conditions météorologiques peu favorables.

  • Les rejets de polluants dans l’air : données détaillées du bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2020

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    Des gaz et des particules sont rejetés directement dans l’atmosphère par les activités humaines, telles que les transports, l’industrie, le chauffage résidentiel ou l’agriculture, mais également par des phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques, les embruns marins ou encore les brumes de sable.
    La quantité de ces rejets, aussi appelés émissions, est estimée chaque année au niveau national par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa). Ces estimations sont déclinées par secteur d’activité ou par source naturelle pour un ensemble de polluants, réglementés au niveau international et/ou européen. Dans le cadre du bilan de la qualité de l’air extérieur en France, seules les émissions de quelques polluants sont présentées. Il s’agit de polluants dont les niveaux, appelés également concentrations, dans l’air sont réglementés au niveau européen ou de polluants qui peuvent avoir une influence sur les concentrations de polluants réglementés.
  • Les niveaux de polluants dans l’air : données détaillées du bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2020

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    Les niveaux de polluants, ou concentrations, caractérisent la qualité de l’air que l’on respire. Ils sont le plus souvent exprimées en microgrammes par mètre cube d’air (μg/m3). Ces concentrations sont mesurées en différents points du territoire français, majoritairement dans les villes où s’observent les plus fortes concentrations auxquelles la population est susceptible d’être directement ou indirectement exposée, à proximité de sources d’émission (trafic routier, industries), ainsi que dans des zones éloignées de ces sources (fond urbain). Ces mesures de concentrations sont issues du réseau de stations du dispositif national de surveillance de la qualité de l'air.
  • Données détaillées du bilan de la qualité de l’air extérieur en 2020 : la France par rapport aux autres pays européens

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    Sur la période 2000-2019, les émissions européennes de plusieurs polluants ont baissé. En 2019, quatre États membres ne respectent pas l’un de leurs plafonds d’émission imposés au niveau européen. La législation européenne fixe également des seuils de qualité de l’air pour la protection de la santé pour certains polluants atmosphériques. Neuf pays de l’Union européenne, dont la France, ne respectent pas en 2019 ces seuils pour les concentrations ambiantes de particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10), de dioxyde d’azote (NO2) et d’ozone (O3).
  • Vers un suivi national des résidus de pesticides dans l’air extérieur - Principaux résultats de la campagne nationale exploratoire

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    Bien que non réglementés dans l’air extérieur, les résidus de pesticides sont recherchés depuis le début des années 2000 par certaines associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa), en collaboration avec le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA). Ce suivi s’étend désormais à la plupart des régions. Une campagne exploratoire de mesure s’est déroulée au niveau national de juin 2018 à juin 2019 sur 50 sites. Les résultats de cette première évaluation harmonisée montrent que seulement neuf substances sont fréquemment quantifiées sur les 75 recherchées et confirment la présence des pesticides aussi bien en milieu urbain que rural, généralement au cours des périodes de traitements connues.

  • Le suivi de la composition chimique des particules atmosphériques : complémentarités des observatoires nationaux

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    La pollution de l’air par les particules est une problématique sanitaire majeure. La caractérisation de la composition chimique de celles-ci permet de mieux comprendre leurs origines et ainsi de mieux orienter les actions visant à réduire la pollution par les particules. Les observatoires français de mesure et d’évaluation en zone rurale de la pollution atmosphérique à longue distance (MERA) et de caractérisation chimique des particules (CARA) y contribuent depuis plusieurs années. Leurs travaux mettent notamment en évidence une baisse globale des concentrations en nitrate, ammonium et sulfate non marin dans les particules de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5) sur la période 2011-2019. En revanche, la concentration en matière organique, espèce majoritaire au sein de ces particules, ne suit pas de tendance globale. Grâce à des progrès métrologiques, la composition chimique des particules peut aujourd’hui être suivie en temps quasi réel.

  • Les particules atmosphériques : la connaissance progresse

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    La pollution de l’air par les particules est un enjeu sanitaire important. Les nombreuses sources d’émission et les mécanismes complexes de formation de ces polluants compliquent la lutte contre cette forme de pollution. Malgré une baisse des concentrations de particules, certaines zones du territoire français ne respectent pas les normes sanitaires fixées pour ces polluants et des épisodes de pollution surviennent chaque année. La connaissance sur l’origine des particules progresse, afin notamment de mieux cibler les actions.
  • Inventaire des émissions de gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques par branches d'activités économiques

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    Les inventaires d’émissions au format AEA (Air Émissions Accounts), auparavant dénommé inventaire NAMEA-AIR, répertorient les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) et de polluants atmosphériques de la France. Ce format d’inventaire répartit les émissions annuelles de la France en 64 branches d’activités économiques. Il identifie également une catégorie spécifique « émissions directes des ménages » : ce niveau de détail est sa principale spécificité. Conçu dans un cadre conceptuel identique à celui des comptes nationaux, il permet de rapprocher les données d’émissions avec des agrégats économiques. L’inventaire AEA peut ainsi être utilisé pour analyser l’impact environnemental des activités économiques. Il se différencie des inventaires officiels en excluant, pour les transports, les émissions des déplacements des étrangers en France et en incluant celles des Français à l’étranger. Les données couvrent la France métropolitaine, les DROM et Saint-Martin, depuis 2008.