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Pollution à l’ozone : une situation encore préoccupante malgré des progrès

Environnement
Publié le 27/07/2022
En France, l’ozone est le seul polluant atmosphérique dont les teneurs moyennes annuelles ont augmenté au cours des deux dernières décennies. Ce constat est d'autant plus préoccupant que les niveaux de concentrations mesurés sont suffisants pour affecter la santé, la végétation et le rendement des cultures. L’ozone résulte de réactions complexes entre des polluants déjà présents dans l’atmosphère sous l’action des rayonnements ultraviolets. La réduction des rejets de ces polluants, résultat des stratégies et plans d’action mis en œuvre depuis plusieurs années, a toutefois permis de diminuer l’intensité des pics d’ozone sur une partie du territoire malgré des conditions météorologiques peu favorables.

L'ozone à ne pas confondre avec la couche d'ozone

Découvrez le processus de formation du gaz irritant polluant néfaste pour la santé.

 

Pollution à l’ozone - © SDES

Pollution à l’ozone : processus de formation du gaz irritant polluant néfaste pour la santé

Gaz naturellement présent à l’état de traces dans l’atmosphère, l’ozone se forme à partir de l'action du rayonnement solaire sur l'oxygène. Plus abondant à très haute altitude, entre 10 et 60 km, il constitue alors la « couche d’ozone » qui filtre les rayonnements UV du soleil et protège les organismes vivants sur Terre de leurs effets néfastes.

À basse altitude, entre 0 et 10 km, sa teneur peut augmenter lorsqu’il se forme à partir de polluants émis par les activités humaines, ainsi que par la végétation, sous l’influence de températures élevées et d’un fort ensoleillement.

Les principaux polluants précurseurs de l’ozone dans la basse atmosphère sont les NOx et les COV, mais le monoxyde de carbone peut aussi y contribuer.

Les principaux polluants précurseurs de l’ozone dans la basse atmosphère sont les NOx et les COV, mais le monoxyde de carbone peut aussi y contribuer. Les NOx proviennent majoritairement des transports, en particulier du transport routier, et dans une moindre mesure de l’industrie et du chauffage résidentiel. Les secteurs d’activité qui rejettent le plus de COV sont le résidentiel, du fait de l’utilisation de solvants notamment, et l’industrie. La végétation constitue également une source importante de COV et les sols émettent des NOx. Le méthane (CH4), issu en majorité des activités agricoles, fait partie de la famille des COV.

Données

Données relatives à la publication

  • Données des graphiques 1 et 2, Geod'air, données de juillet 2021
  • Données du graphique 3, étude APollO, mai 2019

Méthodologie

Analyses des données de concentrations en ozone dans l'air extérieur : méthodologie et résultats détaillés.

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