Malgré une conscience environnementale toujours forte, l’engagement individuel des Français s’érode depuis 2023, avec des disparités marquées selon la catégorie sociale, l’âge et le lieu de vie. Le principal frein au changement de modes de vie reste le coût induit par certaines pratiques, particulièrement chez les ménages modestes.
Un Français sur deux estime agir autant que possible
Pour protéger l’environnement, 50 % des Français ont le sentiment d’en faire autant qu’ils le peuvent. 18 % des enquêtés jugent même en faire déjà beaucoup. À l’inverse, 28 % des personnes interrogées estiment qu’elles pourraient en faire davantage et 3 % ne jugent pas utile d’agir à l’échelle individuelle.
Chez les plus de 70 ans, le sentiment d’agir autant que possible (65 %) est particulièrement marqué, en comparaison des moins de 40 ans (39 %). Ces derniers répondent plus fréquemment qu’ils pourraient en faire davantage (43 %, soit trois fois plus que les personnes âgées de 70 ans et plus). Cette différence est en partie liée à l’existence de référentiels générationnels distincts. Éduqués dans un contexte social plus soucieux d’environnement, les plus jeunes pourraient avoir tendance à considérer comme ordinaires des pratiques environnementales que leurs aînés seraient, à l’inverse, tentés de percevoir comme des transformations importantes de leurs modes de vie.
De même, une grande partie des diplômés de l’enseignement supérieur reconnaissent qu’ils auraient la capacité d’agir plus en faveur de l’environnement (38 %, soit deux fois plus que les enquêtés les moins diplômés).
Parmi les catégories d’enquêtés qui jugent en faire déjà beaucoup ou le plus qu’ils peuvent, les ruraux (73 %) se distinguent par ailleurs des habitants de l’agglomération parisienne (61 %).
Évaluation personnelle de la façon d’agir en faveur de l’environnement
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2020-2025
Amenés à estimer (sur une échelle de 0 à 10) à quel point il est de leur devoir personnel d’essayer de lutter contre le changement climatique, 60 % des enquêtés paraissent, en 2025, déterminés à agir (Sciences Po - SDES, baromètre Elipss Environnement). Cette part a toutefois baissé de sept points entre 2023 et 2025, tandis que la part des réticents a progressé de 2 points. Cela se traduit dans la note moyenne qui est passée dans le même temps de 7,12 sur 10 à 6,77.
Agir individuellement : une forme d’évidence pour deux tiers des Français
Deux Français sur trois considèrent que chacun doit s’investir le plus possible pour protéger l’environnement. Ce résultat encourageant ne saurait toutefois dissimuler le fait que la part des enquêtés répondant ainsi a diminué de 7 points en l’espace de six ans.
Dans le même temps, la part des enquêtés ne se reconnaissant dans aucune de ces opinions a plus que doublé, passant de 3 à 7 % entre 2024 et 2025. Les autres catégories sont quasiment stables : 13 % des enquêtés estiment qu’ils ne disposent pas des moyens nécessaires pour agir à leur échelle et 6 % semblent attendre qu’il leur soit expliqué pourquoi ils devraient s’impliquer individuellement. Enfin, seuls 5 % des Français jugent que les problèmes environnementaux sont exagérés.
Alors que trois quarts des cadres supérieurs et professions libérales jugent que « chacun doit s’investir le plus possible », les ouvriers indiquent plus fréquemment qu’ils n’ont pas les moyens d’agir à leur niveau (16 %, soit 7 points de plus que les cadres). Les enquêtés vivant en famille et les trentenaires ont par ailleurs un peu plus tendance à indiquer qu’ils ne disposent pas des informations qui les inciteraient à agir davantage.
Enfin, les habitants des communes les plus isolées se distinguent de la majorité des enquêtés en déclarant deux fois plus souvent qu’ils pensent que les problèmes environnementaux sont exagérés.
Opinions sur l’engagement individuel en faveur de l’environnement
En %
Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2020-2025
Le prix, un frein à l’achat de produits respectueux de l’environnement
De manière encore plus marquée que les années précédentes, les Français attendent surtout d’être convaincus que le prix des produits respectueux de l’environnement n’est pas plus élevé avant d’en acheter davantage. La part des enquêtés souhaitant en savoir au préalable davantage sur ces produits et leurs conditions d’utilisation est en légère baisse en 2025, de même que la proportion des consommateurs attendant un élargissement de l’offre disponible. En dernière position, les attentes relatives à une meilleure signalétique sur ces produits restent assez rares.
Logiquement, les ouvriers se montrent nettement plus soucieux du prix (55 %) que les cadres supérieurs (36 %). Ces derniers se préoccupent moins de l’éventuel surcoût à payer mais voudraient disposer d’un choix plus large de produits de ce type (21 %, contre 12 % chez les ouvriers) et pouvoir les repérer plus aisément (16 %, soit 7 points de plus que les ouvriers).
De même, 51 % des ménages composés de trois personnes ou plus se soucient d’abord du prix, contre 43 % de ceux composés d’une ou deux personnes. Enfin, les plus âgés se montrent davantage en attente d’informations sur ce type de produits (23 %, soit 6 points de plus que chez les plus jeunes).
Motivations pour acheter des produits plus respectueux de l’environnement
En %
Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2012-2025
La provenance des produits alimentaires : un critère d’achat pour plus d’un Français sur deux
Pour 29 % des Français, la provenance géographique des produits alimentaires est un point de vigilance important lorsqu’ils font leurs courses. Ce souci de réduire la distance entre producteurs et consommateurs se révèle cependant moins marqué quand il s’agit d’acquérir des vêtements ou du mobilier. La part des Français déclarant faire systématiquement attention à la quantité de déchets induits par leurs achats reste stable au cours des dix dernières années (12 %).
Points de vigilance en matière de consommation
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2025
Comme l’année précédente, plus de la moitié des Français (55 %) déclarent en 2025 se soucier toujours ou souvent de la distance parcourue par les produits alimentaires qu’ils achètent, soit 9 points de plus qu’en 2010. Cette attention à la provenance se révèle plus marquée chez les cadres supérieurs et professions libérales (66 %, soit 25 points de plus que chez les ouvriers) et chez les enquêtés âgés de plus de 70 ans (60 %, contre 47 % chez les moins de 40 ans).
Concernant les autres produits (vêtements, chaussures, meubles), la part des enquêtés déclarant consulter toujours ou souvent les étiquettes de ces marchandises afin de connaître leur origine géographique fluctue autour de 35 % tout au long de la décennie écoulée. Plus d’un tiers des enquêtés reconnaissent ne jamais y prêter attention. Comme pour les produits alimentaires, une différence générationnelle s’observe sur ce sujet : les enquêtés âgés de plus de 60 ans déclarent deux fois plus que les enquêtés de moins de 40 ans et les ouvriers faire toujours attention à l’origine géographique de ces produits. Des écarts significatifs sont aussi constatés entre les cadres (20 %) et les ouvriers (11 %) et entre les ménages composés de deux personnes ou moins (18 %) et ceux de quatre personnes ou plus (11 %).
En 2025, 65 % des enquêtés déclarent ne pas faire régulièrement attention aux quantités de déchets générées par leur consommation. Cette forme de désintérêt pour le sujet s’avère une fois encore plus élevée chez les ouvriers et les enquêtés les plus jeunes. En revanche, les femmes déclarent davantage faire toujours ou souvent preuve de vigilance à cet égard (40 %, contre 32 % chez les hommes).
Évolution des niveaux de vigilance entre 2010 et 2025
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Note : ce graphique est une déclinaison du précédent, centrée sur l’évolution des réponses « Toujours » et « Souvent ».
Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2010-2025
Plus d’un Français sur deux déclare avoir acheté récemment un produit bio
En 2025, 56 % des Français déclarent avoir récemment acheté des produits bio, comme en 2024, soit 23 points de plus qu’en 2008 mais en retrait de 12 points par rapport à 2020. Ce constat fait écho à la baisse des ventes (- 5 % entre 2020 et 2024) observée par l’Agence Bio. Un phénomène équivalent s’observe concernant l’achat de produits portant un label écologique. Après deux années de progression (+ 8 points entre 2018 et 2020), cet indicateur a depuis reculé de 5 points et reste stable en 2025.
L’édition 2026 du baromètre des produits biologiques de l’Agence Bio montre que 37 % des enquêtés ne consommant pas de bio expliquent leur choix par le prix de ces produits. 19 % expriment par ailleurs des « doutes sur le fait qu’ils soient totalement bio » et 13 % n’y voient pas d’intérêt. Dans cette même enquête, les répondants qui n’achètent pas ou peu de produits bio se justifient en déclarant qu’ils ne sont pas convaincus qu’il soit vraiment possible de produire du bio de manière industrielle (17 %). Ils pensent également que les normes du bio sont trop différentes d’un pays à l’autre (14 %), que les produits bio sont forcément contaminés par les champs qui les entourent (16 %) ou que leur traçabilité est sujette à caution (16 %).
Achats de produits bio et/ou écolabellisés
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Source : SDES, plateforme Environnement de l’enquête de conjoncture auprès des ménages (Camme) réalisée par l’Insee, 2008-2025
La catégorie socioprofessionnelle et le lieu de vie influent significativement sur la consommation de produits bio ou écolabellisés : 74 % des cadres supérieurs et professions libérales déclarent ainsi acheter régulièrement des produits bio, soit 42 points de plus que les ouvriers. De même, les enquêtés des grandes agglomérations achètent plus fréquemment des produits titulaires d’un label écologique que ceux vivant en milieu rural (56 % contre 49 %).
Des pratiques plus ou moins difficiles à mettre en œuvre
Afin de saisir les actions individuelles que les Français jugent les plus efficaces pour protéger l’environnement, celles qu’ils mettent en œuvre le plus fréquemment et celles qu’ils ont le plus de difficultés à intégrer dans leur quotidien, il est demandé à un échantillon représentatif de Français de citer les deux actions les plus importantes dans chacun de ces registres.
S’imposant de longue date comme la pratique environnementale incontournable, le tri des déchets ménagers reste en 2025 l’action individuelle la plus fréquemment réalisée par les Français. Levier simple à mettre en œuvre du fait de la diffusion élargie de dispositifs de tri à l’échelle municipale, cette pratique environnementale est aussi perçue comme la moins difficile à mettre en œuvre au quotidien.
Si cette action est plutôt considérée comme efficace pour protéger l’environnement, c’est toutefois la réduction de la consommation d’énergie qui arrive en tête des actions jugées les plus efficaces, même si elle est moins fréquemment mise en œuvre.
Efficacité présumée de quelques pratiques environnementales
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Note : libellé de la question posée : « Selon vous, quelles sont les deux actions individuelles les plus efficaces pour protéger l’environnement ? ».
Source : Sciences Po - SDES, baromètre Elipss Environnement, 2025
L’efficacité de ces actions individuelles est différemment perçue selon les enquêtés. Les enquêtés ayant un faible niveau de vie jugent plus favorablement la limitation des transports en avion (18 %, contre 13 % chez les personnes les plus aisées) mais sont peu convaincus par l’achat de produits écolabellisés (2 %, soit trois fois moins que les répondants les plus favorisés).
Par ailleurs, 9 % des enquêtés les plus diplômés jugent que la façon d’agir la plus efficace consiste à consommer moins de viande, soit six fois plus que les personnes n’ayant pas ou peu de diplômes. En revanche, ces derniers sont trois fois plus nombreux à estimer que le tri des déchets est l’action la plus efficace.
Si les enquêtés les plus âgés citent trois fois plus les économies d’énergie que les plus jeunes, ce ratio s’inverse concernant la réduction de la consommation de viande. De même, les hommes tendent à privilégier la sobriété énergétique, alors que les femmes considèrent plus fréquemment que réduire la consommation de viande serait l’action la plus efficace pour protéger l’environnement.
Pour ce qui concerne la mise en œuvre des pratiques environnementales, les réponses restent assez proches de celles de l’année précédente. L’achat de produits écolabellisés est l’action la moins souvent réalisée. Rarement citée parmi les actions les plus efficaces, elle est également considérée comme l’une des plus difficiles à mettre en œuvre. Par rapport à l’année précédente, cette pratique est toutefois perçue comme un peu moins difficile et un peu plus efficace.
Peu citée également parmi les actions les plus efficaces et jugée très difficile, la limitation des déplacements en voiture est aussi rarement mise en application. À l’inverse, même s’il n’est pas toujours simple pour les Français de choisir un mode de déplacement plus respectueux de l’environnement (marche, vélo ou transports en commun) ou d’acheter des produits locaux, ces façons d’agir sont perçues comme efficaces et se trouvent assez fréquemment mise en œuvre. Ce n’est pas le cas de la réduction des déplacements en avion, pourtant jugée plutôt aisée et efficace.
Enfin, les enquêtés trouvent assez difficiles et peu efficaces de réduire leur consommation d’eau ou de viande, ce qui explique probablement pourquoi ils sont peu à déclarer agir en ce sens.
Fréquence de mise en œuvre de quelques pratiques environnementales
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Note : libellé de la question posée : « Au quotidien, quelles sont les deux actions que vous mettez le plus fréquemment en œuvre pour protéger l’environnement ? ».
Source : Sciences Po - SDES, baromètre Elipss Environnement, 2025
Alors que les enquêtés les plus âgés mentionnent plus fréquemment réduire leur consommation d’énergie (15 % chez les plus de 65 ans, contre 6 % chez les 35 ans et moins), les enquêtés les plus jeunes ont davantage tendance à opter pour une limitation de leur consommation de viande (16 %, soit quatre fois plus que leurs aînés).
La densité des territoires de vie influe par ailleurs sur la fréquence à laquelle les enquêtés recourent aux transports en commun et aux modes de déplacements actifs : 22 % dans les grandes agglomérations, contre 6 % en milieu rural. En revanche, les urbains citent deux fois moins souvent que les ruraux le tri des déchets comme étant la pratique environnementale qu’il mette en œuvre le plus fréquemment.
De manière générale, le niveau de diplôme des enquêtés influe significativement sur la nature des actions qu’ils déclarent le plus réaliser au quotidien : les enquêtés diplômés de l’enseignement supérieur ont ainsi vingt fois plus tendance à répondre qu’ils achètent des produits écolabellisés que ceux ayant un faible niveau d’études ou pas de diplôme. Ils sont également dix fois plus nombreux à évoquer la réduction de leur consommation de viande. Inversement, ils citent deux fois moins fréquemment la limitation de leurs trajets en avion. Enfin, les hommes ont quatre fois plus tendance que les femmes à reconnaître qu’ils ne mettent en œuvre aucune de ces actions dans leur vie quotidienne.
Logiquement, et comme en 2024, réduire l’usage de la voiture est considéré comme plus compliqué pour les enquêtés en zone rurale (40 %) que pour les personnes résidant dans l’agglomération parisienne (15 %). À l’inverse, il est jugé moins difficile d’acheter des produits locaux par les enquêtés ruraux (1 %, contre 9 % dans l’agglomération parisienne). De même, les ruraux jugent bien moins difficiles que les habitants de la région parisienne le fait de réduire ses consommations d’eau (4 % contre 12 %).
Si les cadres supérieurs ont davantage tendance à trouver compliqué de moins prendre l’avion (11 % contre 2 % des ouvriers), ils jugent plus rarement qu’il est difficile de privilégier la marche, le vélo ou les transports en commun pour les trajets quotidiens (7 %). Pour leur part, les ouvriers sont deux fois plus nombreux que les cadres supérieurs à affirmer qu’aucune des actions évoquées n’est difficile (16 % contre 8 %). Impliquant une dépense spécifique, l’achat de produits écolabellisés semble plus facile pour les ménages aisés que pour les ménages modestes (10 % contre 16 %).
Difficultés de mise en œuvre de quelques pratiques environnementales
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Note : libellé de la question posée : « Au quotidien, quelles sont les deux actions que vous avez le plus de difficultés à mettre en œuvre pour protéger l’environnement ? ».
Source : Sciences Po - SDES, baromètre Elipss Environnement, 2025
Les femmes et les enquêtés âgés de plus de 75 ans estiment moins compliqué de réduire leur consommation de viande : cette action est deux fois plus fréquemment perçue comme difficile par les hommes et trois fois plus par les enquêtés de 35 ans ou moins. En revanche, les enquêtés les plus âgés ont trois fois plus tendance à juger difficile d’économiser l’énergie. Un tiers d’entre eux considèrent par ailleurs qu’il est compliqué de se passer de la voiture, contre moins d’un quart des enquêtés les plus jeunes.
Méthodologie
Les données présentées ici s’appuient sur deux dispositifs d’enquête du service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES) :
- la plateforme Environnement est un dispositif de suivi barométrique initié par le SDES en 2008. Adossée à l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages de l’Insee (dispositif Camme), cette plateforme comprend une série de 20 questions posées chaque année (au mois de novembre) à un échantillon de 1 800 individus environ représentatif de la population résidant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus. Les questions visent à suivre l’évolution des préoccupations et des pratiques environnementales dans la société française ;
- le baromètre Écologie Environnement est un nouvel outil de suivi longitudinal des préoccupations et pratiques environnementales des Français. Il est piloté par le Centre des données socio-politiques (CDSP) de Sciences Po. Les données sont collectées par internet dans le cadre du panel Elipss, auprès d’un échantillon représentatif de 1 800 personnes de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine. Ce nouveau dispositif succède depuis 2024 au baromètre bisannuel que le Crédoc réalisait précédemment à la demande du SDES.
Par nature, les pratiques recueillies dans le cadre de cette enquête sont des pratiques déclarées. Elles sont donc susceptibles d’être surévaluées par rapport aux pratiques effectives des ménages, compte tenu du mécanisme dit de « désirabilité sociale » fréquemment observé dans les enquêtes d’opinions centrées sur des sujets comme l’environnement pour lesquels il existe souvent une adhésion consensuelle. L’individu interrogé tend ainsi à répondre en adéquation avec ce qu’il juge être une valeur ou une attitude socialement valorisée.
Pour cette raison, plus que les niveaux, ce sont les évolutions des réponses au fil du temps ou les disparités entre catégories qui sont les plus riches d’enseignements. Des modifications ayant été apportées au questionnaire en 2012 et en 2020 pour améliorer les connaissances sur ces sujets, la profondeur temporelle des analyses varie selon les items.
Auteur : Éric PAUTARD, SDES
Données
Données associées à l'article sous forme de tableaux et graphiques.











