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Préoccupations environnementales des Français - État des connaissances en 2025

Environnement
Publié le 16/02/2026
Depuis les années 1990, des enquêtes interrogent régulièrement les Français sur leur perception des enjeux environnementaux. Elles reflètent les évolutions des préoccupations des Français mais également les problèmes environnementaux auxquels ils sont confrontés et leurs perceptions des risques liés à l’environnement. Le réchauffement climatique demeure la préoccupation principale des Français, mais les problématiques liées aux catastrophes naturelles et aux pollutions sont également très présentes.

Le changement climatique, principale préoccupation environnementale

Entre 2010 et 2022, selon la plateforme Environnement du SDES, le réchauffement de la planète s’est largement imposé comme la principale préoccupation environnementale des Français (+ 22 points). Cette question a toutefois connu une baisse de 15 points entre 2022 et 2025, alors que les catastrophes naturelles ont nettement progressé (+ 7 points), notamment en 2024 dans un contexte marqué par de graves inondations (Pas-de-Calais, Ardèche, Loire, Rhône, etc.). L’année 2025 ayant été moins dramatique, cette préoccupation est en repli (- 5 points), mais reste à un niveau élevé (voir graphique Évolution des préoccupations environnementales des Français).

Les données du nouveau baromètre Elipss réalisé avec Sciences Po confirment que les catastrophes naturelles tendent à s’imposer comme un sujet majeur d’inquiétude des Français en matière d’environnement, devançant même dans ce baromètre le changement climatique en 2024.

 

Évolution des préoccupations environnementales des Français
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© SDES

Note : la question posée était : « Parmi les problèmes suivants liés à la dégradation de l'environnement, quels sont les deux qui vous paraissent les plus préoccupants ». Le graphique présente exclusivement le premier choix des enquêtés.
Champ : France métropolitaine.
Source : SDES, plateforme Environnement de l'enquête « Camme » réalisée par l'Insee en novembre 2025

En 2025, la pollution de l’eau, des rivières et des lacs a repris la troisième place du classement des préoccupations environnementales (+ 5 points) et revient à son niveau de 2011. De même, la pollution de l’air a progressé de 2 points, mais suscite une moindre inquiétude que 10 ans auparavant. En dépit des alertes scientifiques relatives à l’érosion de la biodiversité, ce sujet reste assez peu cité (10 %) par les Français. Perçue comme un problème moins prioritaire que par le passé, l’augmentation des déchets des ménages est évoquée par 6 % des enquêtés, soit deux fois moins qu’au début des années 2010.

Les Français déplorent le manque de transports en commun près de chez eux

Interrogés sur les problèmes qui les concernent le plus dans leur quartier en matière de qualité de vie ou d’environnement, plus d’un Français sur quatre répondent qu’ils ne subissent pas particulièrement de désagrément (28 %). Alors que la pollution sonore préoccupe peu les Français d’un point de vue global, le bruit se révèle être un souci de proximité important. En 2025, ce problème semble toutefois moins saillant que quatre ans auparavant (- 5 points) et se trouve désormais au même niveau que le manque de transports en commun. En forte croissance entre 2021 et 2023, les risques naturels sont moins cités depuis deux ans, contrairement à la pollution de l’air (voir graphique Évolution des problèmes environnementaux de proximité).

 

Évolution des problèmes environnementaux de proximité
En %

© SDES

Note : la question posée était : « Parmi les problèmes suivants, quels sont les deux qui concernent le plus votre quartier ? ». Le graphique présente exclusivement le premier choix des enquêtés.
Champ : France métropolitaine.
Source : SDES, plateforme Environnement de l'enquête « Camme » réalisée par l'Insee en novembre 2025

En 2025, les désagréments liés aux nuisances sonores, à la pollution atmosphérique et à la détérioration du cadre de vie sont essentiellement cités par les enquêtés résidant dans les grandes métropoles. Inversement, le manque de transports en commun est un problème évoqué principalement dans les territoires ruraux où la densité de population est faible.

Les pesticides en tête de la hiérarchie des risques environnementaux

Fin 2024, selon le baromètre de l’ANSR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), plus de deux Français sur trois considéraient que les pesticides et les inondations représentent un risque élevé ou très élevé pour la population française (voir graphique Perception des risques environnementaux par les Français en 2024). Pour la deuxième année consécutive, les pesticides sont perçus comme le risque le plus menaçant pour la population : 30 % des personnes interrogées estiment que ces produits représentent un risque très élevé en 2024. Comme les années précédentes, les pollutions qui affectent l’air, l’eau et les sols sont jugées menaçantes par plus de la moitié des enquêtés. En revanche, les craintes à l’égard de l’industrie nucléaire semblent moins importantes que par le passé. En 2018, la majorité des Français estimaient que les risques liés aux déchets radioactifs (59 %) et aux centrales nucléaires (54 %) étaient élevés ou très élevés. Six ans plus tard, ce niveau d’appréhension a respectivement baissé de 9 et 14 points. L’année 2024 est toutefois marquée par une remontée des appréhensions en la matière.

 

Perception des risques environnementaux par les Français en 2024
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© SDES

Note : la question posée était : « Dans chacun des domaines suivants, considérez-vous que les risques pour les Français en général sont très élevés, élevés, moyennement élevés, faibles ou quasi nuls ? » ; données collectées du 25 au 30 novembre 2024.
Champ : France métropolitaine.
Source : ASNR, baromètre 2025 sur la perception des risques et de la sécurité par les Français

Depuis quelques années, la perception des risques liés aux inondations a considérablement évolué : entre 2011 et 2024, la part des enquêtés jugeant ce risque comme élevé ou très élevé est ainsi passée de 32 à 68 %. De même, les inquiétudes relatives aux submersions marines ont progressé de 8 points en l’espace de cinq ans. Au cours de cette même période, les risques liés aux canicules (+ 22 points) et aux feux de forêts (+ 27 points) se sont imposés dans la hiérarchie des risques environnementaux. En bas de classement, la question du radon dans les habitations semble pour sa part susciter une moindre méfiance de la part de la population. Ce problème concerne en effet principalement des territoires peu peuplés.

Données

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