Sols et sous-sols

Environnement
Publié le 01/10/2018
Sols calcaires et paysage agraire dans le Causse rouge (Aveyron)
© MTES/Véronique Antoni
Les sols se situent au cœur des grands enjeux environnementaux, comme la disponibilité en eau de qualité, la préservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire ou la lutte contre le changement climatique, et ne se renouvellent que très lentement. En dépit de ce rôle essentiel, les sols subissent sous l’effet des activités humaines des dégradations multiples, telles que l’érosion, la diminution de matière organique, la contamination diffuse et ponctuelle. L’agriculture, la foresterie, l’industrie, la construction de logements et d’infrastructures ainsi que les changements d’usage de terre et plus globalement l’artificialisation des sols pour l’habitat et les infrastructures sont à l’origine de ces dégradations.
  • Basol : un panorama des sites et sols pollués

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    Basol : un panorama des sites et sols pollués, ou potentiellement pollués, nécessitant une action des pouvoirs publics

    De par son passé industriel, la France comme de nombreux pays européens recense de nombreux sites et sols pollués (SSP). La pollution locale des sols et des eaux est susceptible de provoquer une nuisance ou un risque pérenne pour les personnes ou l’environnement sur ces sites. C’est pourquoi le ministère en charge de l’Écologie inventorie les sites et sols pollués, ou potentiellement pollués, appelant une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif, depuis le début des années 1990. Ce document exploite ces données disponibles dans Basol, l’inventaire des SSP.
  • La dépense de réhabilitation des sites et sols pollués en France

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    En 2010, la dépense de réhabilitation des sites et sols pollués (SSP) en France est évaluée à 470 millions d’euros. Elle a plus que doublé en 10 ans. Une part significative des 4 100 sites pollués actuellement recensés doit encore faire l’objet de diagnostics. La pression foncière et la nécessité de maîtriser l’étalement urbain favorisent également le développement de ce secteur d’activité de la protection de l’environnement.
  • Le phosphore dans les sols, nécessité agronomique, préoccupation environnementale

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    Le phosphore du sol est indispensable au développement des plantes, mais en excès il peut participer à la dégradation des eaux de surface. Dans les zones cultivées, les apports d’engrais minéraux, d’effluents d’élevage ou urbains contribuent aux besoins des cultures en phosphore. Les livraisons d’engrais minéraux phosphatés ont baissé de deux tiers depuis les années 70. Les teneurs en phosphore des sols agricoles augmentent néanmoins dans 43 % des cantons étudiés, notamment dans les régions Bretagne, Pays de la Loire, Champagne-Ardenne et Aquitaine.
  • L’artificialisation des sols s'opère aux dépens des terres agricoles

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    La progression des espaces artificialisés s’opère principalement aux dépens des terres agricoles. 90 % des sols artificialisés entre 2000 et 2006 proviennent de zones agricoles. Parmi les nombreuses conséquences environnementales qui en résultent, l’imperméabilisation des sols compromet, souvent définitivement, leur utilisation à des fins de production alimentaire ou non alimentaire. Dans environ la moitié des régions françaises, les sols qui ont les meilleures potentialités agronomiques sont les plus touchés. À l’échelon national, ils représentent plus d’un tiers (34,8 %) des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006.
  • Le stock de carbone dans les sols agricoles diminue

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    Les matières organiques du sol assurent de nombreuses fonctions environnementales. Elles constituent notamment un réservoir temporaire de carbone organique, pouvant agir comme source ou comme puits de carbone vis-à-vis de l’atmosphère. Les changements d’usage du sol et de pratiques agricoles influent sur l’évolution du stock de carbone des sols. Le stock de carbone organique dans les sols agricoles a diminué. Cette perte est estimée à 6 millions de tonnes de carbone par an, soit près de 0,2%, entre les périodes 1990-1995 et 1999-2004. Néanmoins, les sols forestiers ont stocké de l’ordre de 0,7 million de tonnes par an sur la même période.
  • L'érosion des sols, un phénomène à surveiller

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    L’érosion est un phénomène naturel qui peut s’exprimer sous forme de coulées boueuses aux conséquences parfois catastrophiques (apparition de ravines profondes avec perte de la couche fertile superficielle des sols, submersion de cultures ou d’infrastructures…). De façon moins visible, lorsqu’elle n’est pas maîtrisée, l’érosion peut provoquer, à long terme et de manière irréversible, une dégradation des sols et une perte de surfaces cultivables.
    L’analyse de la répartition et de la fréquence des coulées boueuses recensées, ainsi que la confrontation avec des données issues de modèles d’érosion et de scénario d’évolutions démographique ou climatique laissent craindre, pour certaines régions françaises, une aggravation des impacts de l’érosion.
    L’érosion est une préoccupation à la fois nationale et européenne : 17% du territoire européen seraient concernés par l’érosion selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE).