La forêt peut être perçue de différentes manières : en tant que secteur d’activité, son importance est relativement marginale ; d’un point de vue social, son intérêt est indéniable pour le bien-être public ; sur le plan écologique, la biodiversité des forêts est d’une très grande richesse ; enfin en tant que puits de carbone, son rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique est incontournable. La France promeut une gestion multifonctionnelle de la forêt qui puisse concilier les différents usages et fonctions.
Les comptes de la forêt française de 2007 à 2022
AccrocheÀ partir de nombreuses sources de données, cette publication dresse un panorama détaillé du patrimoine forestier de la France métropolitaine et fournit un aperçu synthétique des principaux paramètres physiques et monétaires qui caractérisent la filière forêt-bois française sur la période 2007-2022. Mobilisant près de 200 000 emplois, la filière forêt-bois représente près de 0,9 % de la valeur ajoutée nationale. Soumise aux aléas de la conjoncture économique nationale et internationale, l’activité de la filière est aujourd’hui dynamisée par les enjeux de décarbonation de l’économie mais également dépendante de l’état de santé des forêts françaises. Les dernières données issues de l’inventaire forestier national mettent en évidence une baisse de production nette et une augmentation de la mortalité des arbres depuis plusieurs années sous l’effet du changement climatique.
Les forêts en France – Extrait du Bilan environnemental 2024
AccrocheAvec près d’un tiers du territoire métropolitain couvert par des bois et forêts, la France est le quatrième pays européen en matière de boisement derrière la Suède, la Finlande et l’Espagne. Elle abrite une forêt riche et diversifiée en essences (feuillus, résineux), en types de peuplement (pur ou mélangé) et en structures (futaie régulière ou irrégulière, taillis) qui participent à l’équilibre de cet écosystème. Au-delà des services d’approvisionnement (ressources en bois, champignons, etc.), récréatifs et culturels qu’elle procure, la forêt joue un rôle majeur dans la régulation du climat, du cycle de l’eau, des sols (réservoir de biodiversité, puits de carbone, lutte contre l’érosion, etc.).
Importations françaises de matières premières à risque de déforestation entre 2012 et 2022
AccrocheLa Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) a comme objectif de mettre fin d’ici 2030 à l’importation de produits forestiers ou agricoles non durables contribuant à la déforestation. Elle cible dans un premier temps le soja, l’huile de palme, le bœuf et ses coproduits, le cacao, l’hévéa, ainsi que le bois et ses produits dérivés. Le règlement européen contre la déforestation et la dégradation des forêts de 2023 ajoute à cette liste le café. Cette étude présente une estimation de l’origine réelle des produits visés importés en France et de leur empreinte terre, c’est-à-dire la surface nécessaire à la production de ces matières premières à risque de déforestation importée. Cette empreinte terre (hors bois et papier et y compris café) est estimée à 4 967 000 hectares en moyenne par an, soit l’équivalent de 17 % de la surface agricole utile française. Le soja représente 31 % de l’empreinte, dont 6 % de soja « caché ».


