Mobilité des personnes

Transports
Publié le 12/11/2018
Station de vélos en libre service Vélo'V à la gare SNCF de Lyon Part-Dieu - © © Terra/Arnaud Bouissou
Un nouveau cadre statistique européen impose de mesurer un certain nombre d’indicateurs déclinés par mode, par motorisation des véhicules personnels et par motif de déplacement. Bien plus que d’appréhender les « transports » et les « déplacements », il s'agit de dresser la problématique globale de la « mobilité » des personnes face à une offre de services de plus en plus diversifiée et notamment en tenant compte des modes de déplacements « actifs » tels que la marche, le vélo, la trottinette, etc.
  • Résultats détaillés de l’enquête mobilité des personnes de 2019

    Accroche
    L’enquête « Mobilité des personnes » réalisée en 2018 et 2019 est une source d’information essentielle pour mesurer la mobilité des Français au niveau national et la comparer au cours du temps. Son objectif est de décrire les pratiques de mobilité des personnes et d'apprécier comment et pourquoi les Français se déplacent, au quotidien ainsi que pour leurs voyages à plus longue distance. Elle permet également de connaître le parc de véhicules à disposition des ménages et l’utilisation qui en est faite, ainsi que les nouvelles pratiques de mobilité : covoiturage, utilisation des vélos en libre-service, équipement en recharge de véhicules électriques, etc.
    Le SDES met à disposition l’ensemble des données des résultats de l’enquête.
  • Marcher et pédaler : les pratiques des Français

    Accroche
    Alors que de nouvelles habitudes de mobilité sont susceptibles d’émerger dans le contexte de la crise sanitaire, l’enquête mobilité des personnes permet de dégager les situations et les profils favorables à l’adoption des modes de déplacement actifs, marche ou vélo. Ainsi, en 2019, 23,9 % des déplacements locaux sont effectués principalement à pied et 2,6 % à vélo. La marche est aussi souvent combinée à d’autres modes de transport, notamment aux transports en commun et à la voiture. Elle est surtout pratiquée par les femmes, les jeunes et les personnes âgées tandis que l’usage du vélo est plus uniforme en termes d’âge mais plus masculin. Enfin, la pratique du vélo apparaît plus sensible aux saisons et au relief que la marche ; elle est également plus importante dans les communes dotées d’infrastructures cyclables.

  • Comment les Français voyagent-ils en 2019 ? Résultats de l'enquête mobilité des personnes

    Accroche
    Selon les résultats de l’enquête sur la mobilité des personnes, en 2019, les Français ont réalisé en moyenne 6,3 voyages à plus de 80 kilomètres de leur domicile (voyage « longue distance »). Au total, cela représente près de 374 millions de voyages dont les destinations sont un peu plus éloignées du domicile que 10 ans auparavant.
    La France métropolitaine reste la première destination, avec près de 86 % de l’ensemble des voyages.

  • Comment les Français se déplacent-ils en 2019 ? Résultats de l'enquête mobilité des personnes

    Accroche
    Selon les premiers résultats de l’enquête sur la mobilité des personnes, en 2019, les Français réalisent environ trois déplacements par jour, du lundi au vendredi. Cela représente près de 181 millions de déplacements quotidiens.
    En moyenne, ils passent 1h02 à se déplacer en une journée, soit presque 6 minutes de plus qu’en 2008. Cette hausse s’explique par des déplacements un peu plus longs et par une légère modification des choix des modes de transport utilisés.
  • Se déplacer en voiture : des distances parcourues une fois et demie plus importantes pour les habitants des couronnes que pour ceux des pôles

    Accroche
    Les habitants des pôles, composés de communes à dominante urbaine, situées au cœur des villes, sont à l’origine de 39 % des émissions théoriques de CO2 dues à l’automobile, alors qu’ils représentent 51 % de la population. En effet, les ménages sans véhicule y sont proportionnellement trois fois plus nombreux, comparés aux couronnes, territoires à dominante périurbaine qui entourent les pôles. Les distances parcourues en voiture, rapportées au nombre d’habitants, y sont également inférieures de 39 %. L’accessibilité aux transports en commun, la proximité des équipements de la vie quotidienne et la densité des infrastructures cyclables, favorables aux autres modes de transport, expliquent plus d’un tiers de cet écart.

  • Dans les grandes agglomérations, la mobilité quotidienne des habitants diminue et elle augmente ailleurs

    Accroche
    Entre 1994 et 2008, la mobilité locale en France métropolitaine a peu changé, en moyenne. Mais cette stabilité d’ensemble est trompeuse car de grandes agglomérations et zones rurales ou faiblement urbanisées évoluent en sens opposé. Dans les grandes agglomérations, les actifs et les étudiants se déplacent en 2008 moins souvent et moins longtemps au cours d’une journée qu’en 1994. Ils sont plus nombreux à n’aller qu’une fois dans la journée à leur lieu de travail ou d’études, sans pour autant réaliser d’autres activités à l’extérieur. En dehors des grandes agglomérations, les habitants parcourent des distances de plus en plus longues entre leur résidence et leurs différents lieux d’activité, notamment les lieux de travail ou de courses. Les ménages utilisent davantage leurs voitures et ils en possèdent davantage qu’en 1994.

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