La rénovation énergétique

Énergie
Publié le 29/05/2024
Travaux de rénovation de la résidence Les Castors. - © Crédits : Arnaud Bouissou - Terra / MTE
Les études et données statistiques sur la rénovation des logements permettent de caractériser l’état du parc de logements au regard des classes de consommation énergétique, d'analyser la dynamique de rénovation et les caractéristiques des travaux, de suivre les dispositifs de soutien public à la rénovation. Ils se fondent sur l'exploitation de données administratives ou d'enquêtes spécifiques.
  • La performance énergétique du parc locatif privé au 1er janvier 2023

    Accroche
    Au 1er janvier 2023, on estime à 18,5 % le taux de passoires énergétiques dans le parc locatif privé contre 15,7 % dans l’ensemble des résidences principales. Cet écart s’explique par les caractéristiques spécifiques de ce parc. Constitué pour près de 70 % d’appartements, le parc locatif privé est plus ancien, avec davantage de petits logements et de logements chauffés à l’électricité. Les propriétaires du parc locatif privé sont plutôt âgés (46 % ont entre 50 à 80 ans et 10 % ont plus de 80 ans). Environ la moitié des logements de ce parc concernent des propriétaires des deux derniers déciles de niveaux de vie, soit les revenus les plus élevés.
  • Le parc de logements par classe de performance énergétique au 1er janvier 2023

    Accroche
    Les lois Énergie et climat de 2019 et Climat et résilience de 2021 ont introduit une exigence minimale de performance énergétique pour la location des logements. Depuis le 1er janvier 2023, sont considérés « énergétiquement décents » les logements présentant une consommation conventionnelle en énergie finale inférieure à 450 KWh/m²/an. En 2025, seront qualifiés de « décents » les logements de classe A à F, en 2028 ceux de classe A à E et en 2034 ceux de classe A à D.
    Plus généralement, la rénovation du parc de logements est un levier important pour l’atteinte des objectifs énergétiques et climatiques de la France, et fait l’objet de nombreuses aides publiques. Dans ce contexte, il importe de disposer d’estimations régulièrement actualisées sur l’état du parc de logements par classe de diagnostic de performance énergétique (DPE).

  • Les rénovations énergétiques aidées par MaPrimeRénov’ entre 2020 et 2022

    Accroche
    Cette publication analyse les rénovations énergétiques aidées par le dispositif MaPrimeRénov’ sur la période 2020-2022 : gestes de rénovation subventionnés par MaPrimeRénov’ « classique » à destination des propriétaires occupants et des propriétaires bailleurs ; rénovations « globales » conduisant à des gains énergétiques importants aidées par le forfait MaPrimeRénov’ Rénovation globale, MaPrimeRénov’ Sérénité, Loc’Avantages avec travaux énergétiques et MaPrimeRénov’ Copropriétés. En 2022, 666 000 logements ont engagé des travaux de rénovation énergétique avec l’une de ces aides pour des économies d’énergie conventionnelles escomptées de 4,6 TWh/an dont 602 000 pour des travaux de rénovation subventionnés par MaPrimeRénov’ « classique » avec des gains énergétiques attendus de 3,7 TWh/an (dont 1 700 avec le forfait « rénovation globale »).

  • Tableau de suivi de la rénovation énergétique dans le secteur résidentiel

    Accroche
    Ce tableau de suivi de la rénovation énergétique poursuit deux objectifs. Il fournit des données de cadrage sur la consommation d’énergie du parc de logements : consommation d'énergie finale, bouquet d'énergies de chauffage, émissions de CO2, distribution par classe de consommation énergétique (DPE). Il met également à disposition des données statistiques sur le recours aux principales aides à la rénovation dans le secteur résidentiel (MaPrimeRénov', Certificat d'économie d'énergie (CEE), Crédit d'impôt à la transition énergétique (CITE), Habiter mieux Sérénité, TVA à taux réduit...) selon les caractéristiques des logements et des bénéficiaires.

  • Les rénovations énergétiques aidées du secteur résidentiel entre 2016 et 2020

    Accroche
    En 2020, 2,1 millions de logements en France métropolitaine ont bénéficié d’une des quatre principales aides financières à la rénovation : le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), les certificats d’économie d’énergie (CEE), MaPrimeRénov’ (MPR) et « Habiter mieux Sérénité » (HMS), selon des estimations encore provisoires.
    Les économies d’énergie conventionnelles associées à ces rénovations aidées sont estimées à 7,7 TWh/an, contre 4,8 TWh/an en 2016. Entre 2016 et 2020, l’efficacité énergétique moyenne des gestes aidés s’est accrue de 31 %, passant de 2,8 MWh/an par logement en 2016 à 3,6 MWh/an en 2020. Les remplacements de systèmes de chauffage et d’eau chaude sanitaire génèrent 57 % des gains énergétiques aidés en 2020. L’isolation des murs, toits ou planchers en représentent 38 %, tandis que les remplacements de fenêtres, volets et portes et l’installation de ventilation n’ont qu’un impact marginal (un peu plus de 2 %).

  • Les réductions des émissions de gaz à effet de serre liées aux rénovations - Résultats de l'enquête Tremi 2020

    Accroche
    L’enquête Tremi (travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles), réalisée en 2020 par l’Ademe (Agence de la transition écologique) et le SDES (Service des données et études statistiques) permet de quantifier les réductions conventionnelles d’émissions de gaz à effet de serre générées par les travaux de rénovation effectués par les ménages en maisons individuelles entre 2017 et 2019. On estime ainsi que les travaux réalisés en 2019 ont permis de diminuer de 2,1 MtCO2eq les émissions de CO2 conventionnelles du parc de maisons individuelles. Les postes de rénovation qui génèrent les plus fortes réductions de gaz à effet de serre sont les changements de systèmes de chauffage (mise en place d‘un appareil de chauffage vertueux tel qu’une pompe à chaleur ou un système solaire) et la transition d’une énergie fossile telle que le fioul à un système électrique ou au bois.

  • La rénovation énergétique des maisons individuelles - Résultats de l’enquête Tremi 2020

    Accroche
    La comptabilisation et la caractérisation des rénovations énergétiques sont nécessaires pour bien piloter les politiques publiques dans ce domaine. L’enquête sur les travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles (Tremi), réalisée en 2020 et copilotée par l’Agence de la transition écologique (Ademe) et le service des données et études statistiques (SDES), permet de décrire les caractéristiques des ménages ayant réalisé des rénovations en maisons individuelles entre 2017 et 2019 ainsi que les travaux associés.
    Près de 6,4 millions de ménages ont réalisé au moins un geste pouvant améliorer la performance énergétique de leur maison entre 2017 et 2019, en France métropolitaine. Ces gestes sont très variés, allant du remplacement à l’identique d’une fenêtre cassée à la rénovation complète du logement.