Activités et emplois de l'économie verte

Environnement
Publié le 28/09/2018
Panneau de lentilles de Fresnel captant la lumière naturelle et la concentrant dans des fibres optiques - © © Arnaud Bouissou - Terra / MTES
Viser la sobriété carbone, énergétique et matière, réduire les émissions de polluants dans les milieux naturels, préserver les espaces naturels et gérer durablement les ressources naturelles nécessitent de faire évoluer les modes de production et de développer les activités ayant un impact environnemental favorable à l'environnement. Les activités de l’économie verte répondent à ces objectifs : elles regroupent celles produisant des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles (éco-activités), et celles dont les activités sont favorables à l’environnement, sans pour autant être leur finalité première (activités périphériques).
  • Les éco-activités et l'emploi environnemental en 2018

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    En 2018, les éco-activités mobilisent près de 563 000 emplois en équivalent temps plein, soit 2,1 % de l’emploi intérieur total français. L’emploi au sein des éco-activités augmente fortement depuis 2016 : + 4,4 % en 2018, après + 5,8 % en 2017. Cette croissance est principalement portée par le dynamisme de l’agriculture biologique et le développement des énergies renouvelables.
    La croissance de l’emploi repose largement sur celle de la production. En hausse de 5,7 % entre 2017 et 2018, la production issue des éco-activités atteint 104 milliards d’euros en 2018, soit 2,5 % de la production française totale. La valeur ajoutée s’élève à 38 milliards d’euros en 2018, soit 1,8 % de celle de l’ensemble des activités.

  • Observatoire national des emplois et des métiers de l’économie verte - Nouveau périmètre des activités de l’économie verte

    Accroche
    Les activités de l’économie verte sont constituées de deux ensembles : les éco-activités, au cœur du périmètre, et les activités périphériques. Les éco-activités correspondent à un périmètre de référence défini au niveau d’Eurostat, faisant l’objet d’un rapportage annuel par le SDES et permettant ainsi d’élaborer des comparaisons européennes sur l’emploi environnemental. Le périmètre des activités dites « périphériques » a été mis en place dans le cadre des travaux de l’Observatoire national des emplois et métiers de l'économie verte (Onemev). Les chiffres d’emploi de l’économie verte, estimés annuellement par l'Onemev, permettent de mesurer la part de l’emploi national consacré aux activités liées à l’économie verte à instant t et son évolution au fil du temps.
    Ce document présente la méthodologie que l'Onemev a employée pour élaborer le nouveau périmètre des activités de l'économie verte.

  • Observatoire national des emplois et métiers de l'économie verte - Rapport d'activité 2019

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    L’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) est né en 2010 d’une volonté d’identifier et de mieux cerner les emplois de la croissance verte. En neuf années de fonctionnement, il a permis de clarifier les concepts d’emploi et d’économie verte par la mise en place de méthodologies, de périmètres statistiques et de chiffrages de référence. Ses travaux s’inscrivent pleinement dans le contexte de la transition écologique. L’observatoire est avant tout une enceinte de concertation et de travail, neutre, basée sur une démarche partenariale, destinée à produire des méthodes et des chiffrages de référence, ainsi que des analyses d’éléments non quantifiables, utiles à la diffusion de la connaissance sur l’économie verte et à l’orientation des décisions, notamment de politique publique, sur ce domaine.

  • Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte - Révision méthodologique du suivi statistique de l’emploi dans les professions vertes

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    Ce document présente la révision méthodologique du suivi statistique des emplois dans les professions dites « vertes », initiées début 2019 dans le cadre des travaux de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev). La mise en place de cette nouvelle méthodologie s’intègre dans le cadre des travaux de refonte de la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) de l’Insee, qui ont débuté en septembre 2018.
    L’Onemev propose deux approches pour mesurer l’emploi dans l’économie verte : l’une repose sur les activités, l’autre sur les métiers. La première mesure les emplois nécessaires à la production de biens et services environnementaux ; la deuxième suit les métiers liés à l’environnement quel que soit le secteur d’activité considéré. C’est la deuxième approche qui est ici considérée.

  • Le marché de l’emploi de l’économie verte

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    Identifier et mesurer le verdissement de l’économie n’est pas simple au regard de l’étendue du champ concerné, de l’enchevêtrement des échelles d’approches mobilisées (micro, macro), des informations existantes disponibles... La définition et le suivi d’outils de mesure revêtent alors une grande importance. C’est ce à quoi tente de répondre l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) qui, depuis 2010, œuvre à la structuration d’un système d’observation et de mesure des emplois de l’économie verte.
    Ce document vise à rappeler les définitions, concepts et périmètres mis en place par l’Onemev et à présenter  ses derniers résultats d’observations et de mesures de l’emploi selon les deux approches considérées : par les activités des entreprises et par les métiers exercés par les individus. Une description du marché du travail complète ces résultats ainsi qu’une présentation détaillée des méthodologies employées.
  • Comprendre l’emploi dans l’économie verte par l’analyse des métiers

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    L’économie verte concerne directement près de quatre millions de personnes en emploi. Seulement 140 000 d’entre elles occupent un métier dit « vert », à finalité environnementale, alors que les autres exercent un métier « verdissant », dont les compétences sont amenées à évoluer afin de prendre en compte les enjeux environnementaux. Ces professions sont avant tout exercées par des hommes, disposant souvent d’un niveau de formation de type BEP/CAP ; les ouvriers y sont largement représentés. Les taux de rotation des emplois concernés sont faibles. Les métiers de l’économie verte ne sont pas épargnés par la dégradation du marché du travail même si les métiers verts sont un peu moins touchés. Par ailleurs, les difficultés de recrutement anticipées par les entreprises sont un peu plus importantes dans les métiers de l’économie verte que dans l’ensemble de l’économie.
  • Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte

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    Les activités de la croissance verte couvrent, au-delà des activités environnementales, les champs identifiés par le Grenelle de l’environnement. Elles représentent environ 950 000 emplois (en équivalent temps plein) en 2008.
    Des métiers verts ont été identifiés dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois utilisé notamment par Pôle emploi  et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles utilisée par l’Insee. À partir de cette sélection, 9 professions vertes ont pu être identifiées correspondant à 132 000 actifs en emploi observés en 2007 avec le recensement de la population.
  • Les éco-activités au niveau européen, une méthodologie partagée, des singularités dans la collecte des données

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    Dans le domaine de l’environnement, le développement des statistiques européennes a conduit Eurostat à proposer aux États la mise en place d’outils de suivi des éco-activités. Un manuel de référence, rédigé après concertation au sein d’un groupe de travail, fournit un cadre méthodologique d’identification des éco-produits définissant les éco-activités.
    L’ensemble des éco-activités est défini comme étant constitué d’un ensemble hétérogène de producteurs d’éco-produits, c’est-à-dire de technologies, de biens et de services, que l’on peut répartir dans deux groupes : la protection de l'environnement ; la gestion des ressources naturelles. Au sein de chaque groupe de classification, les éco-activités sont classées par « domaine ». Un domaine correspond à un ensemble d’activités remplissant, par leur finalité, une fonction environnementale, par exemple la gestion des déchets, la gestion de l’eau.
  • Les métiers de l'environnement victimes de leur succès

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    Les métiers de l’environnement ne sont pas épargnés par la dégradation du marché du travail touchant l’économie française. Les six métiers "environnement" identifiés dans la nomenclature de l’ANPE ont vu globalement leurs demandes d’emploi augmenter de 60% entre 2001 et 2004, plus vite que la moyenne nationale.
    Pourtant, les activités économiques liées à l’environnement se développent rapidement. Le nombre d’offres d’emploi enregistrées par l’ANPE pour ces six métiers "environnement" a crû au taux moyen annuel de 16,4% entre 1997 et 2004, contre 2,9% pour la moyenne des offres enregistrées au niveau national.
    Les métiers de l’environnement ne souffrent pas d’une atonie de la création d’emplois mais bien d’une augmentation des demandeurs d’emploi, due en particulier à l’arrivée sur le marché de l’emploi de jeunes sortant de formation.