Matières mobilisées par l'économie française

Environnement
Publié le 01/10/2018
Puits de pétrole
© Terra/Arnaud Bouissou
Pour satisfaire la demande en biens et services des agents économiques d'un pays, il est nécessaire d'extraire des ressources naturelles de son territoire, et d'importer/exporter des matières et des biens manufacturés.
  • L’empreinte matières, un indicateur révélant notre consommation réelle de matières premières

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    À l’instar d’autres empreintes (comme l’empreinte carbone), « l’empreinte matières » est un indicateur qui permet de rendre compte de l’ensemble des matières premières mobilisées pour satisfaire la consommation finale d’un pays. Les résultats reflètent mieux l’impact réel de l’utilisation des ressources, tant celles extraites du territoire national que celles mobilisées indirectement hors de nos frontières pour produire et transporter les produits importés. La prise en compte des flux indirects de matières conduit à augmenter considérablement le chiffrage des flux apparents. Cela concerne notamment les importations de combustibles fossiles et de minerais métalliques, qui contribuent à alourdir l’empreinte matières de la France. Cette dernière, s’élevant à 13,2 tonnes par habitant en 2014, reste toutefois inférieure à la moyenne européenne et a décru légèrement depuis 2008.
  • Matières mobilisées par l’économie française : une baisse stabilisée depuis la crise de 2008

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    Afin de mieux connaître les pressions sur les ressources naturelles, et notamment les matières mobilisées par l’économie et la population nationales, les comptes des flux de matières à l’échelle de l’économie fournissent une description de l’aspect matériel de cette utilisation au niveau du pays.
    En France, la consommation intérieure apparente de matières par habitant a été relativement stable (14 t/hab.) de 1990 jusqu’à la crise économique. Elle a diminué depuis 2008 pour s’établir à environ 12 t/hab. sur les dernières années. En tenant compte des flux cachés (extraction intérieure inutilisée, flux indirects associés aux importations/exportations), la consommation totale de matières de la France atteint en fait le double de sa consommation intérieure. Sur la période 1990-2013, la productivité matières (mesurée par rapport au produit intérieur brut – PIB) a augmenté. La consommation apparente de matières de la France reste inférieure à la moyenne de l’Union européenne.
  • Comptabilité des flux de matières dans les régions et les départements - Guide méthodologique

    Accroche
    Les territoires sont traversés de flux de matières qui sont aujourd’hui mal connus. Combien de tonnes de matières de toutes natures sont extraites du sol d’un département, d’une région ? Combien sont importées, exportées ? Quel est le tonnage de matériaux de construction qui y est consommé ? Quelle quantité de déchets du bâtiment et des travaux publics y est produite ? Quelle est la consommation de matières alimentaires ? Quels gisements de ressources pourrait-on y identifier ?
    Face à ces questions pour la plupart sans réponse, une approche quantitative des flux de matières – i.e. une comptabilité matérielle – apparaît ainsi comme une nécessité dans le contexte de la finitude des ressources. Alors que cette comptabilité est bien établie à l’échelle nationale et fait l’objet d’un rapportage international, très peu de territoires infranationaux ont fait l’objet de bilans de matières.
  • La face cachée des matières mobilisées par l’économie française

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    Le besoin en matières de l’économie française qui est de 15 t/hab. en 2010, s’élève à 22 t/hab. en équivalent matières premières (y compris les ressources utilisées à l’étranger pour les importations) et à 40 t/hab. au moins en tenant compte des mouvements de matières inutilisées (terres excavées lors des travaux de construction, érosion). Ainsi, pour une voiture, dont la fabrication comporte un grand nombre d’étapes, l’ensemble des matières premières extraites représente 7 à 10 fois son poids. Sur l’ensemble de la consommation française, environ 35 % des matières premières mobilisées pour la satisfaire le sont à l’étranger. 
  • Matières mobilisées par l'économie française - Comptes de flux pour une gestion durable des ressources

    Accroche
    Les activités économiques d’un pays consomment des ressources naturelles et des matières premières dont la majorité sont non renouvelables : combustibles fossiles, granulats pour la construction et les routes, plastiques, acier... Chaque Français a consommé en moyenne 13,8 tonnes de matières en 2006, dont un cinquième a été importé. Maîtriser cette consommation est d’autant plus important que cette dernière induit des pressions sur l’environnement tout au long du cycle de vie des matières, y compris à l’étranger.
    La stratégie de l’Union européenne en faveur du développement durable vise le découplage entre la croissance économique et l’impact environnemental associé à l’utilisation des ressources naturelles et des matières premières. Un système de comptabilité de la consommation des ressources sur le territoire comme à l’étranger est donc indispensable pour suivre cet objectif.