Activités et emplois de l'économie verte

Environnement
Publié le 28/09/2018
Panneau de lentilles de Fresnel captant la lumière naturelle et la concentrant dans des fibres optiques
© Terra/Arnaud Bouissou
Viser la sobriété carbone, énergétique et matière, réduire les émissions de polluants dans les milieux naturels, préserver les espaces naturels et gérer durablement les ressources naturelles nécessitent de faire évoluer les modes de production et de développer les activités ayant un impact environnemental favorable à l'environnement. Les activités de l’économie verte répondent à ces objectifs : elles regroupent celles produisant des biens ou services ayant pour finalité la protection de l’environnement ou la gestion des ressources naturelles (éco-activités), et celles dont les activités sont favorables à l’environnement, sans pour autant être leur finalité première (activités périphériques).
  • Les éco-activités et l’emploi environnemental en 2016 : premiers résultats

    Accroche
    En 2016, les éco-activités mobilisent 456 050 emplois en équivalent temps plein (ETP), soit 1,8 % de l’emploi intérieur total français. Après une phase de hausse jusqu’en 2011, l’emploi se stabilise. Entre 2015 et 2016, les effectifs augmentent légèrement (+ 0,5 %), principalement en lien avec les conversions des exploitations françaises à l’agriculture biologique.
    Le montant de la valeur ajoutée dans les éco-activités atteint 31,6 milliards d’euros, en hausse de 1,9 %. La valeur ajoutée dans les énergies renouvelables progresse davantage, notamment dans l’hydraulique suite aux fortes précipitations printanières.
    La balance commerciale est excédentaire de l’ordre de 1,6 milliard d’euros en légère baisse par rapport à 2015, due à un recul des exportations dans les domaines de la récupération et des eaux usées.
  • Observatoire national des emplois et métiers de l'économie verte - Rapport d'activité 2017

    Accroche
    L’observatoire national des emplois et métiers de l'économie verte (Onemev) est une enceinte de concertation et de travail, neutre, destinée notamment à produire des méthodes et des chiffrages de référence. Créé en 2010, il est surtout un outil d’observation et de mesure. En huit années de fonctionnement, cette instance a permis de clarifier les concepts d’emploi et d’économie verte par la mise en place de méthodologies, de périmètres statistiques et de chiffrages de référence. Ses travaux sont conduits dans une démarche partenariale. Il regroupe ainsi un ensemble d’institutions et de partenaires permettant une vision cohérente et transversale des enjeux soulevés en termes d’emploi.
  • Le marché de l’emploi de l’économie verte

    Accroche
    Identifier et mesurer le verdissement de l’économie n’est pas simple au regard de l’étendue du champ concerné, de l’enchevêtrement des échelles d’approches mobilisées (micro, macro), des informations existantes disponibles... La définition et le suivi d’outils de mesure revêtent alors une grande importance. C’est ce à quoi tente de répondre l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) qui, depuis 2010, œuvre à la structuration d’un système d’observation et de mesure des emplois de l’économie verte.
    Ce document vise à rappeler les définitions, concepts et périmètres mis en place par l’Onemev et à présenter  ses derniers résultats d’observations et de mesures de l’emploi selon les deux approches considérées : par les activités des entreprises et par les métiers exercés par les individus. Une description du marché du travail complète ces résultats ainsi qu’une présentation détaillée des méthodologies employées.
  • Comprendre l’emploi dans l’économie verte par l’analyse des métiers

    Accroche
    L’économie verte concerne directement près de quatre millions de personnes en emploi. Seulement 140 000 d’entre elles occupent un métier dit « vert », à finalité environnementale, alors que les autres exercent un métier « verdissant », dont les compétences sont amenées à évoluer afin de prendre en compte les enjeux environnementaux. Ces professions sont avant tout exercées par des hommes, disposant souvent d’un niveau de formation de type BEP/CAP ; les ouvriers y sont largement représentés. Les taux de rotation des emplois concernés sont faibles. Les métiers de l’économie verte ne sont pas épargnés par la dégradation du marché du travail même si les métiers verts sont un peu moins touchés. Par ailleurs, les difficultés de recrutement anticipées par les entreprises sont un peu plus importantes dans les métiers de l’économie verte que dans l’ensemble de l’économie.
  • Activités, emplois et métiers liés à la croissance verte

    Accroche
    Les activités de la croissance verte couvrent, au-delà des activités environnementales, les champs identifiés par le Grenelle de l’environnement. Elles représentent environ 950 000 emplois (en équivalent temps plein) en 2008.
    Des métiers verts ont été identifiés dans le répertoire opérationnel des métiers et des emplois utilisé notamment par Pôle emploi  et dans la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles utilisée par l’Insee. À partir de cette sélection, 9 professions vertes ont pu être identifiées correspondant à 132 000 actifs en emploi observés en 2007 avec le recensement de la population.
  • Les éco-activités au niveau européen, une méthodologie partagée, des singularités dans la collecte des données

    Accroche
    Dans le domaine de l’environnement, le développement des statistiques européennes a conduit Eurostat à proposer aux États la mise en place d’outils de suivi des éco-activités. Un manuel de référence, rédigé après concertation au sein d’un groupe de travail, fournit un cadre méthodologique d’identification des éco-produits définissant les éco-activités.
    L’ensemble des éco-activités est défini comme étant constitué d’un ensemble hétérogène de producteurs d’éco-produits, c’est-à-dire de technologies, de biens et de services, que l’on peut répartir dans deux groupes : la protection de l'environnement ; la gestion des ressources naturelles. Au sein de chaque groupe de classification, les éco-activités sont classées par « domaine ». Un domaine correspond à un ensemble d’activités remplissant, par leur finalité, une fonction environnementale, par exemple la gestion des déchets, la gestion de l’eau.
  • Les métiers de l'environnement victimes de leur succès

    Accroche
    Les métiers de l’environnement ne sont pas épargnés par la dégradation du marché du travail touchant l’économie française. Les six métiers "environnement" identifiés dans la nomenclature de l’ANPE ont vu globalement leurs demandes d’emploi augmenter de 60% entre 2001 et 2004, plus vite que la moyenne nationale.
    Pourtant, les activités économiques liées à l’environnement se développent rapidement. Le nombre d’offres d’emploi enregistrées par l’ANPE pour ces six métiers "environnement" a crû au taux moyen annuel de 16,4% entre 1997 et 2004, contre 2,9% pour la moyenne des offres enregistrées au niveau national.
    Les métiers de l’environnement ne souffrent pas d’une atonie de la création d’emplois mais bien d’une augmentation des demandeurs d’emploi, due en particulier à l’arrivée sur le marché de l’emploi de jeunes sortant de formation.