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La pollution de l’air par les particules fines (PM2,5)

Environnement
Publié le 14/10/2021
Les concentrations de particules de diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM2,5) ont diminué et toutes les agglomérations respectent en 2020 le seuil réglementaire européen fixé pour la protection de la santé à long terme.

Les concentrations de particules PM2,5

Les particules dans l’air font l’objet d’une préoccupation importante du fait de leur impact sanitaire. Le non-respect des seuils réglementaires de concentrations est à l’origine d’un contentieux européen en cours pour les particules de diamètre inférieur à 10 micromètres (PM10). Avant 2009, la surveillance et la réglementation portaient avant tout sur les PM10. Depuis 2009, elles concernent également les particules fines PM2,5 et le nombre de stations mesurant ces polluants a fortement augmenté depuis 2009.

Les particules PM2,5 sont principalement émises par le secteur du résidentiel et du tertiaire (chauffage au bois notamment), par l’industrie et par les transports. En 2020, les concentrations annuelles les plus fortes en particules PM2,5 sont localisées dans les régions Hauts-de-France, Île-de-France, Auvergne - Rhône-Alpes, Grand Est et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Dans les zones éloignées de toutes sources directes de pollution (fond urbain), les concentrations moyennes annuelles en PM2,5 sont en baisse depuis 2012. À proximité du trafic routier, le nombre de stations disponibles n’est suffisant qu’à partir de 2013 pour calculer une moyenne nationale représentative. Depuis cette date, les concentrations moyennes annuelles en particules PM2,5 ont diminué. Les mesures exceptionnelles de limitation des déplacements et de l’activité économique, liées à la gestion de la pandémie de Covid-19, ont légèrement accentué cette baisse en 2020. Cela s’explique par le fait que les particules proviennent d’autres sources (chauffage résidentiel, agriculture, poussières naturelles) qui n’étaient pas concernées par les mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19.

En 2020, les concentrations moyennes annuelles en particules PM2,5 sont de 8,8 µg/m3 en fond urbain et de 9,6 µg/m3 à proximité du trafic routier.

 

La situation des agglomérations vis-à-vis des seuils réglementaires fixés pour la protection de la santé pour les PM2,5

L’ensemble des stations de mesure respectent en 2020 le seuil réglementaire annuel européen fixé pour la protection de la santé à long terme.

La réglementation européenne fixe également pour 2020 un objectif de réduction de l’exposition en fond urbain pour chaque État membre, sur la base d’un indicateur d’exposition moyenne (IEM) pluriannuel. En France, cet indicateur, basé sur les mesures en PM2,5 réalisées dans 49 agglomérations, devait être au maximum de 14,7 μg/m3 en 2020. Cet objectif est atteint depuis 2014, l’IEM baissant régulièrement : en 2020, il est égal à 9,8 μg/m3.

Pour aller plus loin, en application de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, la France a fixé un objectif de réduction de l’IEM à l’horizon 2030, à savoir, 10 μg/m3 en moyenne pluriannuelle. Cet objectif, atteint en 2020, se base sur la valeur recommandée par l’OMS en 2005 fixée également à 10 μg/m3, mais en moyenne annuelle.