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Bilan énergétique de la France pour 2018

Énergie
Publié le 31/01/2020
Après trois années de baisse depuis 2014, le taux d’indépendance énergétique augmente de 2,7 points en 2018, à 55,4 %. En effet, la production primaire augmente, en raison du rebond de la production nucléaire et hydraulique, tandis que la consommation primaire décroît légèrement. Corrigée des variations climatiques, cette dernière est quasiment stable. La consommation finale d’énergie baisse de 0,8 %, sous l’effet d’évolutions contrastées des différents secteurs de consommation finale : hausses dans le tertiaire et surtout dans l’industrie, mais baisses de la consommation à usage non énergétique ainsi que dans le transport et le résidentiel.
Au total, les ménages, entreprises et administrations ont dépensé 167 milliards d’euros (Md€) pour leur consommation d’énergie. 54 Md€ correspondent aux taxes (nettes des subventions aux énergies renouvelables) et 41 Md€ aux importations nettes de produits énergétiques.

Energy balance for France in 2018

After three years of decline since 2014, the energy independence rate went up by 2.7 points in 2018 to 55.4 %. Indeed, primary production went up, due to an upturn in nuclear and hydroelectric production, whereas primary consumption decreased slightly. After correction for climatic variations, the latter is almost stable. Final energy consumption went down by 0.8 %, due to contrasting trends in the various final consumption sectors: rises in the commercial sector and especially in industry, but drops in consumption for non-energy use as well as in transport and residential. In total, households, businesses and administrations spent 167 billion euros on their energy consumption. Taxes (net of subsidies for renewable energy) account for € 54 billion and net imports of energy products for € 41 billion. French households spent on average € 3,100 on their energy purchases, divided equally between fuel and housing, of which taxes were € 1,400.

Principaux résultats

Les prix de l’énergie
— Les ménages paient en moyenne l’énergie 10 % plus cher en 2018 qu’en 2017. La hausse est particulièrement élevée pour les énergies fossiles, notamment le gazole, les supercarburants, le fioul et le gaz naturel. Elle est tirée par l’augmentation des cours internationaux et résulte, dans une moindre mesure, de la hausse de la fiscalité. Le prix de l’électricité, quant à lui, augmente modérément pour les ménages. Il augmente plus fortement pour l’industrie, mais est en revanche stable pour le secteur tertiaire.

 

L’approvisionnement énergétique de la France
— Le taux d’indépendance énergétique augmente de 2,7 points en 2018, à 55,4 %. En effet, la production primaire augmente, en raison du rebond de la production nucléaire et hydraulique, tandis que la consommation primaire diminue légèrement. Le déficit des échanges physiques d’énergie baisse, quant à lui, de 4,5 %, les importations de pétrole brut baissant en particulier de 7,8 %. La forte hausse des prix des combustibles fait néanmoins croître la facture énergétique de la France de 15,8 %. Toutes énergies confondues, elle s’élève à 44,9 Md€.

 

Transformation, transport et distribution d’énergie en France
— La consommation liée à la transformation, au transport et à la distribution d’énergie augmente en 2018 de 1,6 %, à 95,7 Mtep, après deux années de baisse. Ce rebond s’explique par celui de la production nucléaire et des pertes de chaleur induites. Deux facteurs jouent en sens inverse, mais sont de moindre ampleur. D’une part, les centrales thermiques classiques de production d’électricité ont été moins sollicitées, entraînant une baisse des pertes de transformation associées. D’autre part, la consommation de charbon des hauts-fourneaux diminue, en raison du tassement de leur activité. Au total, la dépense de la branche énergie s’est élevée à 29,9 Md€ en 2018, dont plus de 85 % est dû au raffinage de pétrole.

 

La consommation d’énergie par forme d’énergie en France
— La consommation primaire baisse très légèrement en
2018 en données réelles, à 248,9 Mtep. Corrigée des variations climatiques (CVC), elle est quasiment stable (+ 0,2 %). Le poids des énergies fossiles dans le mix énergétique décline en 2018.  En effet, les consommations primaires de charbon, de pétrole et de gaz naturel baissent, tandis que celles d’énergie nucléaire et d’énergies renouvelables progressent. La consommation finale diminue légèrement à climat constant, de 0,8 %. Au total, les ménages, entreprises et administrations ont dépensé 167,4 Md€ en 2018 pour satisfaire leurs besoins en énergie. Les produits pétroliers représentent plus de la moitié de cette dépense nationale en énergie et l’électricité près d’un tiers, loin devant les autres énergies.

 

La consommation d’énergie par secteur ou usage en France
— La consommation finale d’énergie réelle baisse de 1,7 % en 2018. Corrigée des variations climatiques, elle diminue de 0,8 %, dans un contexte de croissance modérée du PIB. Cette baisse est surtout le fait de la consommation finale non énergétique (- 5,9 %), alors que celle de la consommation finale énergétique est globalement très légère (- 0,3 %). Dans le détail, la consommation finale énergétique à climat constant diminue en 2018 dans les transports (- 1,8 %) et le résidentiel (- 0,7 %). Dans l’agriculture, elle est stable. Elle progresse en revanche dans le tertiaire (+ 0,5 %) et surtout l’industrie (+ 2,4 %). En 2018, les consommateurs finaux d’énergie ont dépensé 167 Md€, soit 7 % de plus qu’en 2017 en euros constants.

 

Émissions de CO2 dues à la combustion d'énergie
— Les émissions réelles de CO2 liées à la combustion d’énergie ont baissé de 4,3 % en 2018.  À climat constant, la diminution est un peu moins prononcée (- 3,4 %). Sur le plus long terme, les émissions à climat constant se sont repliées de 19 % depuis 1990. Les transports demeurent le premier secteur émetteur de CO2 (40 %), devant le résidentiel-tertiaire (23 %), la branche énergie (18 %), l’industrie (15 %) et l’agriculture (3 %).

Un bilan de l’énergie en 3 étapes

Le bilan énergétique de la France fait l’objet chaque année de trois publications. Dans le courant du printemps, des résultats provisoires relatifs aux grands agrégats de l'année précédente sont publiés. Une seconde publication synthétique, accompagnée de l’ensemble des données détaillées, paraît en fin d’année pour présenter les résultats définitifs. Un bilan détaillé est ensuite publié quelques semaines après.

La synthèse du bilan énergétique pour 2018 est disponible ici :

> Bilan énergétique de la France en 2018 - Synthèse

La version provisoire du bilan énergétique pour 2018 est disponible ici :

> Bilan énergétique de la France en 2018 - Données provisoires

Données

Données annuelles à l'échelon national et pour les DOM

Archives

Les bilans énergétiques de la France des années 2008 à 2000 sont accessibles sur la bibliothèque numérique de l'Insee.

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